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Commentaire composé Acte V, scène 5 (fin de la pièce) de “Andromaque

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Jean Racine Andromaque
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur l'acte V, scène 5 d'Andromaque de Racine. Cette analyse de l'acte V, scène 5 d'Andromaque de Racine a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Andromaque”

    Dans cette tirade qui tourne au monologue, nous verrons tout d'abord les reproches qu'adresse Oreste aux Dieux puis les trois tableaux où Racine nous dépeint son enfoncement dans la folie. Nous mettrons enfin en évidence la barbarie de la scène finale.

    Texte étudié : Andromaque de Racine, Fin de l'acte V scène 5

    ORESTE.
    Grâce aux Dieux ! Mon malheur passe mon espérance :
    Oui, je te loue, ô Ciel, de ta persévérance.
    Appliqué sans relâche au soin de me punir,
    Au comble des douleurs tu m'as fait parvenir.
    Ta haine a pris plaisir à former ma misère ;
    J'étais né pour servir d'exemple à ta colère,
    Pour être du malheur un modèle accompli.
    Hé bien ! Je meurs content, et mon sort est rempli.
    Où sont ces deux amants ? Pour couronner ma joie,
    Dans leur sang, dans le mien, il faut que je me noie ;
    L'un et l'autre en mourant je les veux regarder.
    Réunissons trois coeurs qui n'ont pu s'accorder.
    Mais quelle épaisse nuit tout à coup m'environne ?
    De quel côté sortir ? D'où vient que je frissonne ?
    Quelle horreur me saisit ? Grâce au Ciel, j'entrevoi...
    Dieux ! Quels ruisseaux de sang coulent autour de moi !
    PYLADE.
    Ah ! Seigneur.
    ORESTE.
    Quoi ! Pyrrhus, je te rencontre encore ?
    Trouverai-je partout un rival que j'abhorre ?
    Percé de tant de coups, comment t'es-tu sauvé ?
    Tiens, tiens, voilà le coup que je t'ai réservé.
    Mais que vois-je ? A mes yeux Hermione l'embrasse ?
    Elle vient l'arracher au coup qui le menace ?
    Dieux ! Quels affreux regards elle jette sur moi !
    Quels démons, quels serpents traîne-t-elle après soi ?
    Hé bien ! Filles d'enfer, vos mains sont-elles prêtes ?
    Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?
    A qui destinez-vous l'appareil qui vous suit ?
    Venez-vous m'enlever dans l'éternelle nuit ?
    Venez, à vos fureurs Oreste s'abandonne.
    Mais non, retirez-vous, laissez faire Hermione :
    L'ingrate mieux que vous saura me déchirer ;
    Et je lui porte enfin mon coeur à dévorer.
    PYLADE.
    Il perd le sentiment. Amis, le temps nous presse :
    Ménageons les moments que ce transport nous laisse.
    Sauvons-le. Nos efforts deviendraient impuissants
    S'il reprenait ici sa rage avec ses sens.

    FIN de la pièce