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Commentaire composé Acte II, Scènes 4, 5, 6 de “Britannicus

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Jean Racine Britannicus
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    Commentaire composé sur l'acte II, scènes 4, 5, 6 de Britannicus (Racine). Cette analyse sur l'acte II, scènes 4, 5 et 6 de Britannicus de Racine a été rédigée par un professeur de français.

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    Extrait du commentaire composé du livre
    “Britannicus”

    Britannicus est l'héritier du trône impérial et il en est dépossédé par Agrippine, la mère de Néron au profit de ce dernier. C'est le conflit entre un fils et sa mère, avide d'un pouvoir absolu. C'est un engrenage de violence, l'histoire d'un monstre naissant.
    Situation du passage de Britannicus analysé : Néron et Britannicus sont rivaux en amour et en politique. Junie et Britannicus s'aiment et sont observés par Néron. Junie doit repousser Britannicus pour le sauver.

    Texte étudié de Britannicus (Racine) Acte II - scènes 4, 5, 6 :

    SCENE IV - NERON, JUNIE, NARCISSE
    NARCISSE
    Britannicus, Seigneur, demande la princesse ;
    Il approche.
    NÉRON
    Qu'il vienne.
    JUNIE
    Ah ! Seigneur !
    NÉRON
    Je vous laisse.
    Sa fortune dépend de vous plus que de moi :
    Madame, en le voyant, songez que je vous voi.
    SCENE V - JUNIE, NARCISSE
    JUNIE
    Ah ! cher Narcisse, cours au-devant de ton maître ;
    Dis-lui... Je suis perdue ! et je le vois paraître.
    SCENE VI - JUNIE, BRITANNICUS, NARCISSE
    BRITANNICUS
    Madame, quel bonheur me rapproche de vous ?
    Quoi ! je puis donc jouir d'un entretien si doux ?
    Mais, parmi ce plaisir, quel chagrin me dévore !
    Hélas ! puis-je espérer de vous revoir encore ?
    Faut-il que je dérobe avec mille détours,
    Un bonheur que vos yeux m'accordaient tous les jours.
    Quelle nuit ! quel réveil ! Vos pleurs, votre présence
    N'ont point de ces cruels désarmé l'insolence !
    Que faisait votre amant ? Quel démon envieux
    M'a refusé l'honneur de mourir à vos yeux ?
    Hélas ! dans la frayeur dont vous étiez atteinte,
    M'avez-vous en secret adressé quelque plainte ?
    Ma princesse, avez-vous daigné me souhaiter ?
    Songiez-vous aux douleurs que vous m'alliez coûter ?
    Vous ne me dites rien ! Quel accueil ! Quelle glace !
    Est-ce ainsi que vos yeux consolent ma disgrâce ?
    Parlez : nous sommes seuls. Notre ennemi, trompé,
    Tandis que je vous parle, est ailleurs occupé.
    Ménageons les moments de cette heureuse absence.
    JUNIE
    Vous êtes en des lieux tout pleins de sa puissance :
    Ces murs mêmes, Seigneur, peuvent avoir des yeux ;
    Et jamais l'empereur n'est absent de ces lieux.
    BRITANNICUS
    Et depuis quand, madame, êtes-vous si craintive ?
    Quoi ! déjà votre amour souffre qu'on le captive ?
    Qu'est devenu ce coeur qui me jurait toujours
    De faire à Néron même envier nos amours ?
    Mais bannissez, madame, une inutile crainte :
    La foi dans tous les coeurs n'est pas encore éteinte ;
    Chacun semble des yeux approuver mon courroux ;
    La mère de Néron se déclare pour nous.
    Rome, de sa conduite elle-même offensée...
    JUNIE
    Ah ! Seigneur ! vous parlez contre votre pensée.
    Vous-même, vous m'avez avoué mille fois
    Que Rome le louait d'une commune voix ;
    Toujours à sa vertu vous rendiez quelque hommage.
    Sans doute la douleur vous dicte ce langage.
    BRITANNICUS
    Ce discours me surprend, il le faut avouer :
    Je ne vous cherchais pas pour l'entendre louer.
    Quoi ! pour vous confier la douleur qui m'accable,
    A peine je dérobe un moment favorable ;
    Et ce moment si chère, madame, est consumé
    A louer l'ennemi dont je suis opprimé !
    Qui vous rend à vous-même, en un jour, si contraire ?
    Quoi ! même vos regards ont appris à se taire ?
    Que vois-je ? Vous craignez de rencontrer mes yeux !
    Néron vous plairait-il ? Vous serais-je odieux ?
    Ah ! si je le croyais !... Au nom des dieux, madame,
    Eclaircissez le trouble où vous jetez mon âme.
    Parlez. Ne suis-je plus dans votre souvenir ?
    JUNIE
    Retirez-vous, Seigneur ; l'empereur va venir.
    BRITANNICUS
    Après ce coup, Narcisse, à qui dois-je m'attendre ?