Commentaire composé La croisade apocalyptique de “Voyage au bout de la nuit

Louis - Ferdinand Céline Voyage au bout de la nuit

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Résumé du commentaire composé

Commentaire composé sur La croisade apocalyptique, extrait de Voyage au bout de la nuit de Céline. Cette analyse sur La croisade apocalyptique (Céline) a été rédigée par un professeur de français.

En 1932, Louis-Ferdinand Céline publie Voyage au bout de la nuit, son œuvre majeure. Nous y suivons le double fictif de l'écrivain, Ferdinand Bardamu, qui découvre le monde et ses atrocités.

Dans l'extrait que nous allons étudier, Bardamu se retrouve sur le champ de bataille et s'interroge avec effroi sur l'atrocité de la guerre et sur son absence de sens, son inéluctabilité.

De son récit à la première personne ressort un ensemble de réflexions et de peur qui débouche sur une condamnation de la « croisade apocalyptique » dans laquelle il est pris. 

Sommaire du commentaire composé

 

  1. Un témoin scandalisé
    1. Un homme qui observe malgré sa peur 
    2. Un narrateur particulier
  2. La dénonciation de la guerre
    1. Une évocation monstrueuse
    2. Humanité contre animalité

 

Extrait du commentaire composé du livre
“Voyage au bout de la nuit”

(extrait étudié) « Ce colonel, c´était donc un monstre ! À présent, j´en étais assuré, pire qu'un chien, il n´imaginait pas son trépas ! Je conçus en même temps qu´il devait y en avoir beaucoup des comme lui dans notre armée, des braves, et puis tout autant sans doute dans l´armée d´en face. Qui savait combien ? Un, deux, plusieurs millions peut-être en tout ? Dès lors ma frousse devint panique. Avec des êtres semblables, cette imbécillité infernale pouvait continuer indéfiniment... Pourquoi s´arrêteraient-ils ?
Jamais je n´avais senti plus implacable la sentence des hommes et des choses.

Serais-je donc le seul lâche sur la terre ? Pensais-je. Et avec quel effroi !... Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu´aux cheveux ? Avec casques, sans casques, sans chevaux, sur motos, hurlants, en autos, sifflants, tirailleurs, comploteurs, volants, à genoux, creusant, se défilant, caracolant dans les sentiers, pétaradant, enfermés sur la terre, comme dans un cabanon, pour y tout détruire, Allemagne, France et Continents, tout ce qui respire, détruire, plus enragés que les chiens, adorant leur rage (ce que les chiens ne font pas) cent mille fois plus enragés que mille chiens et tellement plus vicieux! Nous étions jolis! Décidément, je le concevais, je m´étais embarqué dans une croisade apocalyptique. »

CELINE, Voyage au bout de la nuit (1932)

 

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