Commentaire composé Le Mendiant de “Les Contemplations

Victor Hugo Les Contemplations

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Résumé du commentaire composé

Commentaire composé sur \"Le mendiant\" de Victor Hugo (Les Contemplations). Cette analyse sur Le mendiant de Victor Hugo été rédigée par un professeur de français.

Sommaire du commentaire composé

  1. Le cadre
    1. Un univers banal
    2. Les gestes
  2. Ambiguïté du pauvre
    1. Son extrême dénuement
    2. Richesse morale
  3. Symbole et transfiguration poétique
    1. Correspondance poète-pauvre
    2. La transfiguration

Extrait du commentaire composé du livre
“Les Contemplations”

Victor Hugo est un poète militant, il s'est ainsi préoccupé tout au long de sa vie du sort des misérables et à lutter contre toutes formes d'injustices sociales. C'est à ce titre qu'il s'intéresse aux laissés pour compte comme ce « Mendiant » dont il est question dans ce poème.

De nombreuses légendes évoquent la métamorphose de mendiants en dieux quand les hommes leur ont été charitables, et lorsque V. Hugo s'écrie « le sublime est en bas », il rejoint toute une tradition antique et biblique qui voit dans la misère un signe divin.

Quelle est la place d'un tel homme dans la réalité quotidienne ? Le mendiant qui s'humilie ne provoque-t-il que mépris ? Que cache pour le poète son apparence pitoyable et dérisoire ?

Texte étudié : \" Le Mendiant \" (de Victor Hugo)

Un pauvre homme passait dans le givre et le vent.
Je cognai sur ma vitre; il s'arrêta devant
Ma porte, que j'ouvris d'une façon civile.
Les ânes revenaient du marché de la ville,
Portant les paysans accroupis sur leurs bâts.
C'était le vieux qui vit dans une niche au bas
De la montée, et rêve, attendant, solitaire,
Un rayon du ciel triste, un liard de la terre,
Tendant les mains pour l'homme et les joignant pour Dieu.
Je lui criai : - Venez vous réchauffer un peu.
Comment vous nommez-vous? - Il me dit : - Je me nomme
Le pauvre. Je lui pris la main. - Entrez, brave homme.
Et je lui fis donner une jatte de lait.
Le vieillard grelottait de froid; il me parlait,
Et je lui répondais, pensif et sans l'entendre.
- Vos habits sont mouillés, dis-je, il faut les étendre
Devant la cheminée. Il s'approcha du feu.
Son manteau, tout mangé des vers, et jadis bleu
Étalé largement sur la chaude fournaise,
Piqué de mille trous par la lueur de braise,
Couvrait l'âtre, et semblait un ciel noir étoilé.
Et, pendant qu'il séchait ce haillon désolé
D'où ruisselaient la pluie et l'eau des fondrières,
Je songeais que cet homme était plein de prières,
Et je regardais, sourd à ce que nous disions,
Sa bure où Je voyais des constellations.
(HUGO, LES CONTEMPLATIONS V, 9, Le mendiant)

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