Denis Diderot

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Denis Diderot est né le 5 octobre 1713 à Langres. Il appartient à un milieu bourgeois.

De 1723 à 1728, Diderot étudie dans un collège jésuite. Il envisage de devenir prêtre et reçoit la tonsure le 22 août 1726.

De 1728 à 1732, Denis étudie à Paris, mais on a peu d'éléments sur cette période. Il fréquente probablement le collège d'Harcourt puis la Sorbonne. En 1735, il reçoit une attestation d'étude de philosophie et de théologie.

De 1737 à 1740, Diderot se fait clerc et connaît des années difficiles, essayant d'obtenir par tous les moyens de l'argent de ses parents. Il s'oriente petit à petit vers la littérature, de la fréquentation du théâtre à l'écriture d'articles pour le Mercure de France. Il traduit quelques textes.
En 1743, son père le fait enfermer dans un monastère, d'où il s'échappe et épouse en secret Anne-Antoinette Champion. Mais Diderot est infidèle, et le mariage bat de l'aile. Toutefois, ils auront quatre enfants. En tout cas, 1743 marque aussi le début de la carrière littéraire de Diderot, grâce à ses traductions. De plus, il glisse petit à petit vers le déisme, ce que confirme sa première œuvre en 1746, Les Pensées philosophiques.
Le matérialisme de la Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient, en 1749, envoie Diderot en prison au château de Vincennes. Il est visité par Rousseau. Marqué par l'expérience, Diderot se montrera très prudent par la suite, en réservant quelques textes à la postérité.
De 1747 à 1765, Diderot travaille avec d'Alembert sur le gigantesque projet de l'Encyclopédie. Ce travail lui prendra presque vingt ans de sa vie. Mais il l'achève dans l'amertume. L'élaboration de l'Encyclopédie a en effet été pénible: menaces, déceptions...
En 1755, il rencontre Sophie Volland, qui sera son amante pour le reste de ses jours. Quatre ans plus tard, le décès de son père lui inspire de nouveaux écrits: Voyage à Langres...
De 1765 à 1773, Diderot, proche de Grimm, entame une activité de critique littéraire et artistique par le biais des 9 Salons. Il écrit aussi pour la Correspondance littéraire. De même, Diderot travaille comme négociant pour Catherine II, férue d'art. Il lui déniche des œuvres introuvables en Russie. Cela le pousse à partir en voyage à Saint-Pétersbourg en 1773 et 1774. Mais les conditions sont très pénibles et l'affaiblissent. Il pense toujours à la condition financière de sa fille.
Peu à peu, sa santé se dégrade, de même que sa vie sociale, ce qui lui est pénible. Il contribue à quelques ouvrages, mais se retire souvent à Sèvres. Dès 1783, Diderot travaille au classement de tous ses écrits, et fait des copies pour sa fille et pour Catherine II. Sophie Volland décède.
Diderot déménage au 39 rue de Richelieu (Paris), grâce à Grimm et Catherine II qui veulent ménager ses efforts. Il meurt deux mois plus tard, le 31 juillet 1784. On l'inhume à l'église Saint-Roch.
Deux ans plus tard, sa bibliothèque est envoyée à Saint-Pétersbourg, mais une grande partie disparaît. Puis, quand vient la Révolution, les tombes de Saint-Roch sont profanées et les corps jetés dans une fosse commune. La dépouille de Diderot a donc disparu.

L'œuvre de Diderot parmi les Lumières

Diderot est un écrivain très important dans la littérature française, tant pour son écriture elle-même que pour son apport philosophique, humaniste, son esprit critique et son empreinte littéraire sur tous les genres auxquels il s'est essayé: fondations du drame bourgeois, révolution du roman avec Jacques le fataliste (écriture de 1765 à 1784), développement de la critique avec les Salons, et surtout l'entreprise gigantesque de L'Encyclopédie...

Voici quelques titres importants parmi son œuvre :

1746: Pensées philosophiques
1749: La Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient
1751: Premier tome de l'Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des Sciences , des arts et des métiers
1752: Tomes II à VII de l'Encyclopédie.
1757 Publication du Fils naturel
1762 Début de l'écriture du Neveu de Rameau
1766 Volumes VIII à XVIII de L'Encyclopédie
1769 Rêve de D'Alembert.
1771 Début de l'écriture de Jacques Le Fataliste.
1773 Le Paradoxe du comédien
1774 Le Supplément au voyage de Bougainville.

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