Guy de Maupassant
Oeuvres
Biographie
Maupassant naît le 5 août 1850, soit à côté de Dieppe, soit à Fécamp chez sa grand-mère maternelle. Il passe son enfance à Fécamp. Le climat familial est loin d’être bon, sa mère étant névropathe et son père très faible.
Il ira au Lycée Napoléon à Paris, puis en pension dans une institution ecclésiastique à Yvetot. Il passe ses vacances à Fécamp. A cette époque, cette station était fréquentée par beaucoup d’artistes célèbres dont Courbet, Monet, Offenbach et quelques autres. Maupassant est sportif et bon nageur.
Suite à une frasque, il est renvoyé de son école et terminera sa rhétorique à Rouen. Deux hommes vont l’aider pour ses premiers écrits : un certain Bouillet, conservateur de la Bibliothèque Municipale de Rouen, et Gustave Flaubert, ami de la famille de sa mère, née Le Poitevin.
Maupassant réussit son bac et est inscrit à la faculté de Droit de Paris. En juillet 1870, il est mobilisé dans l’intendance à Rouen. Il participera à la campagne de l’Eure, mais la défaite met fin à cette triste expérience. Cette époque servira à inspirer de nombreux contes et de nombreuses nouvelles, dont « Boule de Suif »
Il entre dans l’administration d’abord à la Marine, puis à L’instruction Publique. En 1880, Flaubert pousse Maupassant à publier. Ce seront un recueil de poèmes et six nouvelles, dont « Boule de Suif ». Le succès est grand et il devient célèbre. Mais à la mort de Flaubert en juin 1880 il ralentit dans son travail. Des ennuis de santé vont le pousser à faire des séjours à Antibes et Cannes, mais il achète, en 1883, la maison « Guillette » à Etretat. De 1883 à 1890, il fera aussi plusieurs voyages en Afrique du Nord, mais il continue à publier au travers des quotidiens « La maison Tellier », « Les contes de la Bécasse » etc. En 1883 sort son premier roman « Une vie » et en 1885 ce sera « Bel ami » puis en 1887 « Le Horla » et « Pierre et Jean »
Son frère cadet devient fou et décède en novembre 1889. De son côté, Maupassant est atteint d’une syphilis qui évoluera en paralysie générale. En janvier 1892 il tente de se suicider et est interné dans une clinique à Passy. Après de longues souffrances, il meurt le 6 juillet 1893.

