Description du commentaire composé
Commentaire composé sur « Nocturne vulgaire » de Rimbaud. Notre analyse sur Nocturne Vulgaire de Rimbaud a été rédigée par un professeur de français.
Sommaire du commentaire composé: Nocturne vulgaire - Illuminations
- Un dérèglement des sens
- Une structure circulaire
- Rêve, hallucination, dérision ?
- La langue comme terrain d'exploration
- L'énigme
- La ponctuation
- La musicalité
Extrait du commentaire composé
« Nocturne vulgaire » fait partie du recueil Illuminations écrit lors de son voyage avec Verlaine (1873-1875), ces poèmes reflètent l'univers intérieur du poète.
En prose, ils retracent les charmes et les mystères d'une relation originale avec le monde. Ce recueil est le premier en vers libres et sera admiré par les surréalistes.
Ce poème en prose travaillant sur un véritable dérèglement des sens, utilise la langue comme terrain d'exploration.
Lecture : Nocturne vulgaire (Illuminations de Rimbaud)
Un souffle ouvre des brèches opéradiques dans les cloisons, - brouille le pivotement des toits rongés, - disperse les limites des foyers, - éclipse les croisées. - Le long de la vigne, m'étant appuyé du pied à une gargouille, - je suis descendu dans ce carrosse dont l'époque est assez indiquée par les glaces convexes, les panneaux bombés et les sophas contournés - Corbillard de mon sommeil, isolé, maison de berger de ma niaiserie, le véhicule vire sur le gazon de la grande route effacée ; et dans un défaut en haut de la glace de droite tournoient les blêmes figures lunaires, feuilles, seins. - Un vert et un bleu très foncés envahissent l'image. Dételage aux environs d'une tache de gravier.
- Ici, va-t-on siffler pour l'orage, et les Sodomes, - et les Solymes, - et les bêtes féroces et les armées, - (Postillon et bêtes de songe reprendront-ils sous les plus suffocantes futaies, pour m'enfoncer jusqu'aux yeux dans la source de soie).
- Et nous envoyer, fouettés à travers les eaux clapotantes et les boissons répandues, rouler sur l'aboi des dogues...
- Un souffle disperse les limites du foyer.
(Arthur Rimbaud, Illuminations)

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