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Le sanglot de la terre de Jules Laforgue

Le sanglot de la terre de Jules LaforgueDocuments disponibles
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Biographie de Jules Laforgue:

Jules Laforgue, né à Montevideo le 16 août 1860 et mort à Paris le 20 août 1887, est un poète du mouvement décadent français. Enfance Né dans une famille qui avait émigr&eacu... [Biographie gratuite ici]

Commentaires composés et lectures analytiques

Le sanglot de la terre de Jules Laforgue - Quels sont les enjeux de ce départ -: Consulter le commentaire

« Le sanglot de la terre » de Jules Laforgue :
Question : Quels sont les enjeux de ce départ ?

 

Explications :

Commentaire de texte sur "Le Sanglot de la terre" de Jules Laforgue. Rédigé par Hervé (professeur de français et préparateur au bac de français depuis plus de 20 ans), ce commentaire composé a une longueur de 3 pages. Un document très utile pour une bonne préparation au bac de français.

Sommaire :

A.   Texte
B.   Travail
    1.    Les raisons du départ
    2.    Le refuge dans l'imaginaire
    3.    Bilan d'une étrange expérience

Extrait :

Jules Laforgue fait partie de ces poètes de la deuxième moitié du XIXe siècle au destin tragique, comme Baudelaire, Verlaine ou Rimbaud. Inadapté à la société, malade, mal reconnu en tant que poète, il meurt à l'âge 27 ans en laissant une œuvre inachevée mais prometteuse. Dans ce sonnet, extrait du Sanglot de la terre, publié alors qu'il n'a que vingt ans, le poète raconte comment, fumant une cigarette, il part dans un voyage onirique qui l'éloigne du réel sordide et le conduit vers un univers imaginaire plus plaisant. Quels sont les enjeux de ce voyage ? Pour répondre à la question, nous nous demanderons d'abord pour quelles raisons le poète quitte la réalité. Nous décrirons ensuite l'univers fantaisiste qu'il atteint. Enfin, nous examinerons si l'expérience ainsi décrite apporte le bonheur ou non.

Partie analysée :

(1) Brûle-parfum Oui, ce monde est bien plat ; quant à l'autre, sornettes.
Moi, je vais résigné, sans espoir, à mon sort,
Et pour tuer le temps, en attendant la mort,
Je fume au nez des dieux de fines cigarettes.
Allez, vivants, luttez, pauvres futurs squelettes,
Moi, le méandre bleu qui vers le ciel se tord,
Me plonge en une extase infinie et m'endort
Comme aux parfums mourants de mille cassolettes(1).

Et j'entre au paradis, fleuri de rêves clairs
Où l'on voit se mêler en valses fantastiques
Des éléphants en rut à des chœurs de moustiques.

Et puis, quand je m'éveille en songeant à mes vers,
Je contemple, le cœur plein d'une douce joie,
Mon cher pouce rôti comme une cuisse d'oie.

Rédacteur : Hervé F. (Voir toutes ses rédactions)

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