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L'illusion comique de Pierre Corneille

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9 commentaires de texte.


Biographie de Pierre Corneille:

Pierre Corneille (Rouen, 6 juin 1606 - Paris, 1er octobre 1684) est un auteur dramatique français du XVIIe siècle. Ses pièces les plus célèbres sont Le Cid, Cinna, Polyeucte et Horace . La richesse et la diversit&ea... [Biographie gratuite ici]

Commentaires composés et lectures analytiques

L'Illusion Comique de Pierre Corneille - Acte 1 - Lecture analytique: Consulter le commentaire

L'Illusion Comique de Corneille
Acte 1

Explications :

Lecture analytique de l'acte 1 de L'Illusion Comique de Pierre Corneille. Le document, rédigé par une professeur de français (Jérôme), est d'un grande qualité et a une longueur de 3 pages. Travail très utile pour une bonne préparation du bac de français.

Sommaire

  1. Résumé de l'acte 1
  2. Indices spatio-temporels de la scène 1
  3. Plan de la scène
  4. Caractéristiques principales des personnages
  5. Champs lexicaux dominants
  6. Elaboration d'axes de lecture
            1.      Une scène d'exposition classique
            2.      Des éléments merveilleux et fantastiques

Extrait :

(Extrait des personnages) Le personnage principal, celui dont on parle tout au long de la scène, est invisible (tout comme Clindor) mais présenté par les discours de Dorante: c'est un magicien redoutable (v.6 et 40-42), dont l'abord est difficile (v.7-14), capable de connaître le passé et l'avenir (v.58), surpassant les autres magiciens (cf. prodiges qu'il ne fait pas v.47-55), mais homme d'une grande bonté (v.76-78). Ses qualités humaines sont soulignées par Dorante. Etymologie: «homme puissant». Ce nom renvoie à un personnage traditionnel du roman.

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L'Illusion Comique de Pierre Corneille - Acte 2 - Lecture analytique: Consulter le commentaire

L'Illusion Comique de Corneille
Acte 2

Explications :

Lecture analytique sur l'acte 2 de "L'Illusion Comique" (Pierre Corneille). Le document, rédigé par une professeur de français (Jérome), est d'un grande qualité et a une longueur de 3 pages. Travail très utile pour une bonne préparation du bac de français.

Sommaire :

1. Analyse
2. Conclusion

Extrait :

(Extrait de l'analyse) Matamore parle beaucoup mais il n'est qu'une enveloppe vide, remplie de paroles vaines et de fuite devant le danger. Clindor lui est supérieur « fonctionnellement » : il parle le premier, interpelle et interroge. Par ses flatteries v.229, 253-256, 285, ses questions v.303, 335, ses provocations v.230, 346. Il relance, oriente le discours de Matamore. Il est le maître du jeu : [...]

Rédacteur : Jerôme D. (Voir toutes ses rédactions)

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L'Illusion Comique de Corneille, Acte II, scène 2: Consulter le commentaire
L’Illusion Comique de Corneille  – Acte II scène 2
 
Commentaire composé et analyse de l'acte II, scène 2 de L'illusion comique de Corneille. Cette analyse a été réalisée par un professeur de français. L'analyse comprend une explication de la scène ainsi que des thèmes et idées présentés. 

Introduction du commentaire composé sur l'Acte II, scène 2 de l'Illusion Comique (Corneille) :

On retrouve ce cabotin (mauvais acteur très prétentieux) de Matamore dans Tartarin de Tarascon. De même dans la Comédia dell arte et dans la littérature espagnole. En français, on a le Capitaine Fracasse de Théophile Gautier. Dans cette tirade, Matamore projetait d’attaquer une armée entière, et Clindor à son service a osé mettre l’hypothèse de réunir au moins quelques soldats pour combattre, ce qui va provoquer chez Matamore une véritable fureur. Celui-ci ayant été blessé dans son égo. Nous verrons tout d’abord le côté fanfaron, ensuite nous étudierons le baroque présent dans cette pièce et pour finir nous élaborerons la critique implicite du guerrier espagnol.
 
Plan du commentaire de texte sur la scène 2 de l'acte II :
  • Introduction
  • I). Le fanfaron.
  • II). Le baroque. 
  • III). Critique implicite du guerrier espagnol. 
  • Conclusion
Passage étudié : Acte II, scène 2 de L'illusion comique :

DORANTE.
Grand démon du savoir, de qui les doctes veilles
Produisent chaque jour de nouvelles merveilles,
A qui rien n'est secret dans nos intentions,
Et qui vois, sans nous voir, toutes nos actions :
Si de ton art divin le pouvoir admirable
Jamais en ma faveur se rendit secourable,
De ce père affligé soulage les douleurs ;
Une vieille amitié prend part en ses malheurs.
Rennes ainsi qu'à moi lui donna la naissance,
Et presque entre ses bras j'ai passé mon enfance ;
Là son fils, pareil d'âge et de condition,
S'unissant avec moi d'étroite affection...

ALCANDRE.
Dorante, c'est assez, je sais ce qui l'amène :
Ce fils est aujourd'hui le sujet de sa peine.
Vieillard, n'est-il pas vrai que son éloignement
Par un juste remords te gêne incessamment ?
Qu'une obstination à te montrer sévère
L'a banni de ta vue, et cause ta misère ?
Qu'en vain, au repentir de ta sévérité,
Tu cherches en tous lieux ce fils si maltraité ?

PRIDAMANT.
Oracle de nos jours, qui connais toutes choses,
En vain de ma douleur je cacherais les causes ;
Tu sais trop quelle fut mon injuste rigueur,
Et vois trop clairement les secrets de mon coeur.
Il est vrai, j'ai failli ; mais pour mes injustices
Tant de travaux en vain sont d'assez grands supplices :
Donne enfin quelque borne à mes regrets cuisants,
Rends-moi l'unique appui de mes débiles ans.
Je le tiendrai rendu si j'en ai des nouvelles ;
L'amour pour le trouver me fournira des ailes.
Où fait-il sa retraite ? en quels lieux dois-je aller ?
Fût-il au bout du monde, on m'y verra voler.

ALCANDRE.
Commencez d'espérer : vous saurez par mes charmes
Ce que le ciel vengeur refusait à vos larmes.
Vous reverrez ce fils plein de vie et d'honneur :
De son bannissement il tire son bonheur.
C'est peu de vous le dire : en faveur de Dorante
Je vous veux faire voir sa fortune éclatante.
Les novices de l'art, avec tous leurs encens,
Et leurs mots inconnus, qu'ils feignent tout-puissants,
Leurs herbes, leurs parfums et leurs cérémonies,
Apportent au métier des longueurs infinies,
Qui ne sont, après tout, qu'un mystère pipeur
Pour se faire valoir et pour vous faire peur :
Ma baguette à la main, j'en ferai davantage.
Jugez de votre fils par un tel équipage :
Eh bien ! Celui d'un prince a-t-il plus de splendeur ?
Et pouvez-vous encor douter de sa grandeur ?

PRIDAMANT.
D'un amour paternel vous flattez les tendresses ;
Mon fils n'est point de rang à porter ces richesses,
Et sa condition ne saurait consentir
Que d'une telle pompe il s'ose revêtir.

ALCANDRE.
Sous un meilleur destin sa fortune rangée,
Et sa condition avec le temps changée,
Personne maintenant n'a de quoi murmurer
Qu'en public de la sorte il aime à se parer.

PRIDAMANT.
A cet espoir si doux j'abandonne mon âme ;
Mais parmi ces habits je vois ceux d'une femme :
Serait-il marié ?

ALCANDRE.
Je vais de ses amours
Et de tous ses hasards vous faire le discours.
Toutefois, si votre âme était assez hardie,
Sous une illusion vous pourriez voir sa vie,
Et tous ses accidents devant vous exprimés
Par des spectres pareils à des corps animés :
Il ne leur manquera ni geste ni parole.

PRIDAMANT.
Ne me soupçonnez point d'une crainte frivole :
Le portrait de celui que je cherche en tous lieux
Pourrait-il par sa vue épouvanter mes yeux ?

ALCANDRE.
Mon cavalier, de grâce, il faut faire retraite,
Et souffrir qu'entre nous l'histoire en soit secrète.

PRIDAMANT.
Pour un si bon ami je n'ai point de secrets.

DORANTE.
Il nous faut sans réplique accepter ses arrêts ;
Je vous attends chez moi.

ALCANDRE.
Ce soir, si bon lui semble.
Il vous apprendra tout quand vous serez ensemble. 

Rédacteur : ABacFrancais.com (Voir toutes ses rédactions)

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L'illusion Comique de Corneille, Acte I, scène 1: Consulter le commentaire
Corneille, L’Illusion ComiqueActe I scène 1
 
Commentaire composé et analyse de l'acte I, scène 1 de L'Illusion Comique de Corneille. Cette analyse de 5 pages a été rédigée par un professeur de français. L'e document comprend une analyse des axes et des idées de la scène étudiée.

Introduction de l'analyse de l'acte I, scène 1 de l'Illusion Comique : 

Durant la période baroque, Corneille s’est illustré dans de nombreuses comédies comme La place royale, Melite ou Le menteur. C’est dans L’Illusion Comique parue en 1636 et présenté à l’époque comme une tragi-comédie que Corneille jouant pour la première fois d’une série de mise en abyme (créateur de ce procédé) fait en réalité l’éloge du pouvoir du théâtre. Dans cette pièce, Pridamant va consulter un magicien : Alcandre pour tenter de retrouver son fils qui s’est enfuit : Clindor. Dans ce prologue, comme définit Corneille dans son épitre dédicatoire, c’est Dorante, simple outil dramatique qui est chargé de présenter Alcandre à Pridamant et implicitement aux spectateurs. Nous étudierons tout d’abord la fonction du prologue, puis pourquoi c’est un texte baroque et enfin nous verrons la présence implicite du théâtre.

Plan du commentaire composé sur l'acte I, scène 1 (Illusion Comique) :
  • Lecture
  • Introduction
  • I). Fonction du prologue : Dorante destiné à présenter Alcandre. 
  • II). Texte Baroque. 
  • III). Présence implicite du théâtre : Alcandre metteur en scène. 
  • Conclusion
Acte I, scène 1 de l'Illusion Comique : texte étudié : 
 
DORANTE.
Ce mage, qui d'un mot renverse la nature,
N'a choisi pour palais que cette grotte obscure.
La nuit qu'il entretient sur cet affreux séjour,
N'ouvrant son voile épais qu'aux rayons d'un faux jour,
De leur éclat douteux n'admet en ces lieux sombres
Que ce qu'en peut souffrir le commerce des ombres.
N'avancez pas : son art au pied de ce rocher
A mis de quoi punir qui s'en ose approcher ;
Et cette large bouche est un mur invisible,
Où l'air en sa faveur devient inaccessible,
Et lui fait un rempart, dont les funestes bords
Sur un peu de poussière étalent mille morts.
Jaloux de son repos plus que de sa défense,
Il perd qui l'importune, ainsi que qui l'offense ;
Malgré l'empressement d'un curieux désir,
Il faut, pour lui parler, attendre son loisir :
Chaque jour il se montre, et nous touchons à l'heure
Où pour se divertir il sort de sa demeure.

PRIDAMANT.
J'en attends peu de chose, et brûle de le voir.
J'ai de l'impatience, et je manque d'espoir.
Ce fils, ce cher objet de mes inquiétudes,
Qu'ont éloigné de moi des traitements trop rudes,
Et que depuis dix ans je cherche en tant de lieux,
A caché pour jamais sa présence à mes yeux.
Sous ombre qu'il prenait un peu trop de licence,
Contre ses libertés je roidis ma puissance ;
Je croyais le dompter à force de punir,
Et ma sévérité ne fit que le bannir.
Mon âme vit l'erreur dont elle était séduite :
Je l'outrageais présent, et je pleurai sa fuite ;
Et l'amour paternel me fit bientôt sentir
Il l'a fallu chercher : j'ai vu dans mon voyage
Le Pô, le Rhin, la Meuse, et la Seine, et le Tage :
Toujours le même soin travaille mes esprits ;
Et ces longues erreurs ne m'en ont rien appris.
Enfin, au désespoir de perdre tant de peine,
Et n'attendant plus rien de la prudence humaine,
Pour trouver quelque borne à tant de maux soufferts,
J'ai déjà sur ce point consulté les enfers.
J'ai vu les plus fameux en la haute science
Dont vous dites qu'Alcandre a tant d'expérience :
On m'en faisait l'état que vous faites de lui,
Et pas un d'eux n'a pu soulager mon ennui.
L'enfer devient muet quand il me faut répondre,
Ou ne me répond rien qu'afin de me confondre.

DORANTE.
Ne traitez pas Alcandre en homme du commun ;
Ce qu'il sait en son art n'est connu de pas un.
Je ne vous dirai point qu'il commande au tonnerre,
Qu'il fait enfler les mers, qu'il fait trembler la terre ;
Que de l'air, qu'il mutine en mille tourbillons,
Contre ses ennemis il fait des bataillons ;
Que de ses mots savants les forces inconnues
Transportent les rochers, font descendre les nues,
Et briller dans la nuit l'éclat de deux soleils ;
Vous n'avez pas besoin de miracles pareils :
Il suffira pour vous qu'il lit dans les pensées,
Qu'il connaît l'avenir et les choses passées ;
Rien n'est secret pour lui dans tout cet univers,
Et pour lui nos destins sont des livres ouverts.
Moi-même, ainsi que vous, je ne pouvais le croire :
Mais sitôt qu'il me vit, il me dit mon histoire ;
Et je fus étonné d'entendre le discours
Des traits les plus cachés de toutes mes amours.

PRIDAMANT.
Vous m'en dites beaucoup.

DORANTE.
J'en ai vu davantage.

PRIDAMANT.
Vous essayez en vain de me donner courage ;
Mes soins et mes travaux verront, sans aucun fruit,
Clore mes tristes jours d'une éternelle nuit.

DORANTE.
Depuis que j'ai quitté le séjour de Bretagne
Pour venir faire ici le noble de campagne,
Et que deux ans d'amour, par une heureuse fin,
M'ont acquis Sylvérie et ce château voisin,
De pas un, que je sache, il n'a déçu l'attente :
Quiconque le consulte en sort l'âme contente.
Croyez-moi, son secours n'est pas à négliger :
D'ailleurs il est ravi quand il peut m'obliger,
Et j'ose me vanter qu'un peu de mes prières
Vous obtiendra de lui des faveurs singulières.

PRIDAMANT.
Le sort m'est trop cruel pour devenir si doux.

DORANTE.
Espérez mieux : il sort, et s'avance vers nous.
Regardez-le marcher ; ce visage si grave,
Dont le rare savoir tient la nature esclave,
N'a sauvé toutefois des ravages du temps
Qu'un peu d'os et de nerfs qu'ont décharnés cent ans ;
Son corps, malgré son âge, a les forces robustes,
Le mouvement facile, et les démarches justes :
Des ressorts inconnus agitent le vieillard,
Et font de tous ses pas des miracles de l'art. 

Rédacteur : ABacFrancais.com (Voir toutes ses rédactions)

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L'illusion Comique de Corneille, Acte I, scène 3: Consulter le commentaire
Corneille, L’Illusion ComiqueActe I scène 3
 
Commentaire composé et analyse de la scène 1 de l'acte I du livre l'Illusion Comique de Corneille. Ce commentaire de texte a été rédigé par un professeur de français et comprend une explication des axes de la scène ainsi que des idées.
 
Introduction à l'analyse de l'acte I, scène 3 :

Clindor est un picaro, c’est un personnage du théâtre espagnol qui signifie un antihéros. Il a la place du personnage principal sauf que ses actions ne sont pas les plus recommandables. Cette tradition du picaro est spécifique au baroque, interdit durant le classicisme, car un héros doit être exemplaire. Dans cet extrait, Alcandre révèle à Pridamant les mésaventures de son fils Clindor devenu Picaro. Nous étudierons tout d’abord la présentation de Clindor à Pridamant, nous verrons ensuite en quoi Clindor est un picaro et enfin nous nous intéresserons à l’annonce implicite du métier de dramaturge.

Sommaire du commentaire composé sur l'Illusion comique : acte I, scène 3 :
  • Lecture
  • Introduction
  • I). Présentation de Clindor à Pridamant : préparation psychologique à la révélation.
  • 1). Présentation de Clindor à Pridamant et aux spectateurs.
  • 2). Euphémisme, gradation vers la vérité.
  • II). Clindor : le picaro. 
  • III). Annonce implicite du métier de dramaturge.
  • Conclusion
Acte I, scène 1 de L'illusion Comique de Corneille :  
 
ALCANDRE.
Votre fils tout d'un coup ne fut pas grand seigneur ;
Toutes ses actions ne vous font pas honneur,
Et je serais marri d'exposer sa misère
En spectacle à des yeux autres que ceux d'un père.
Il vous prit quelque argent, mais ce petit butin
A peine lui dura du soir jusqu'au matin ;
Et pour gagner Paris, il vendit par la plaine
Des brevets à chasser la fièvre et la migraine,
Dit la bonne aventure, et s'y rendit ainsi.
Là, comme on vit d'esprit, il en vécut aussi.
Dedans Saint-Innocent il se fit secrétaire ;
Après, montant d'état, il fut clerc d'un notaire.
Ennuyé de la plume, il la quitta soudain,
Et fit danser un singe au faubourg Saint-Germain.
Il se mit sur la rime, et l'essai de sa veine
Enrichit les chanteurs de la Samaritaine.
Son style prit après de plus beaux ornements ;
Il se hasarda même à faire des romans,
Des chansons pour Gautier, des pointes pour Guillaume.
Depuis, il trafiqua de chapelets de baume,
Vendit du mithridate en maître opérateur,
Revint dans le Palais, et fut solliciteur.
Enfin, jamais Buscon, Lazarille de Tormes,
Sayavèdre, et Gusman, ne prirent tant de formes :
C'était là pour Dorante un honnête entretien !

PRIDAMANT.
Que je vous suis tenu de ce qu'il n'en sait rien !

ALCANDRE.
Sans vous faire rien voir, je vous en fais un conte,
Dont le peu de longueur épargne votre honte.
Las de tant de métiers sans honneur et sans fruit,
Quelque meilleur destin à Bordeaux l'a conduit ;
Et là, comme il pensait au choix d'un exercice,
Un brave du pays l'a pris à son service.
Ce guerrier amoureux en a fait son agent :
Cette commission l'a remeublé d'argent ;
Il sait avec adresse, en portant les paroles,
De la vaillante dupe attraper les pistoles ;
Même de son agent il s'est fait son rival,
Et la beauté qu'il sert ne lui veut point de mal.
Lorsque de ses amours vous aurez vu l'histoire,
Je vous le veux montrer plein d'éclat et de gloire,
Et la même action qu'il pratique aujourd'hui.

PRIDAMANT.
Que déjà cet espoir soulage mon ennui !

ALCANDRE.
Il a caché son nom en battant la campagne,
Et s'est fait de Clindor le sieur de la Montagne :
C'est ainsi que tantôt vous l'entendrez nommer.
Voyez tout sans rien dire et sans vous alarmer.
Je tarde un peu beaucoup pour votre impatience ;
N'en concevez pourtant aucune défiance :
C'est qu'un charme ordinaire a trop peu de pouvoir
Sur les spectres parlants qu'il faut vous faire voir.
Entrons dedans ma grotte, afin que j'y prépare
Quelques charmes nouveaux pour un effet si rare.

Rédacteur : ABacFrancais.com (Voir toutes ses rédactions)

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L'illusion Comique de Corneille, Acte III, scène 5: Consulter le commentaire
L’Illusion Comique de Corneille Acte III scène 5
 
Commentaire de texte et analyse de l'acte III, scène 5 de l'illusion Comique de Corneille. Cette analyse a été réalisée par un professeur de français et comprend une explication détaillée des thèmes abordés dans cette scène. 

Introduction de l'analyse de l'acte III, scène 5 (L'illusion Comique) :

Corneille met en abyme dans cette œuvre la puissance trompeuse du théâtre, c’est le sujet de la pièce. Cette pièce reprend les thèmes du théâtre mundi : le monde est une scène de théâtre où se joue toute l’espèce humaine donc la vie. Le metteur en scène serait alors Dieu.
Dans cette scène, Clindor propose ouvertement à Lise une sorte de trio amoureux. Il veut faire céder Lise pour assouvir ses plaisirs charnels et garder Isabelle qui lui servira de fortune. On retrouve encore le thème du picaro, il se pose ici comme un antihéros. Il dupe tout le monde pour avoir de l’argent : Matamore et Isabelle. Nous verrons tout d’abord le badinage et nous étudierons ensuite le picaro amoureux qu’est Clindor.

Sommaire du commentaire composé sur l'acte 3, scène 5 de l'Illusion Comique de Corneille :
  • Introduction
  • I). Le badinage (précurseur du XVIIIème).
  • II). Le picaro amoureux. 
  • Conclusion
 

Rédacteur : ABacFrancais.com (Voir toutes ses rédactions)

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L'illusion Comique de Corneille, Acte IV, scène 1 : Le monologue d'Isabelle: Consulter le commentaire
L'illusion comique de Corneille, Acte IV, scène 1
Commentaire de texte sur Le monologue d'Isabelle
 
Commentaire de texte et analyse de l'acte IV, scène 1 (Le monologue d'Isabelle). Cette étude a été réalisée par un professeur de français et propose une explication sur la structure de la scène et des idées. 
 
Introduction de l'analyse du monologue d'Isabelle (acte 4, scène 1) :

-Pierre Corneille (Rouen, 6 juin 1606 - Paris, 1er octobre 1684) est un auteur dramatique français du XVIIème siècle. Ses pièces les plus célèbres sont Le Cid, Cinna, Polyeucte et Horace. La richesse et la diversité de son œuvre reflètent les valeurs et les grandes interrogations de son époque.
-Nous sommes dans le second niveau de la première pièce enchâssée, c'est le seul monologue d'Isabelle. Nous sommes après la mort d'Adraste et l'arrestation de Clindor. On a un retour au second niveau, avec une Isabelle extrêmement troublée par la situation dans laquelle se trouve Clindor.
-Problématique : Alors que nous nous trouvons au cœur même de l'intrigue amoureuse qui compose le second niveau et relève du genre comique, de quelle manière et pourquoi le monologue d'Isabelle, qui est une déploration au ton tragique, intervient-il ?
 
Plan du commentaire sur "Le monologue d'Isabelle" de l'Illusion Comique : 
  • Texte étudié
  • Analyse
  • I) Une structure au service de la déploration
  • II) Une thématique qui relève plus de la tragédie que de la comédie.
  • III) Du point de vue dramaturgique, nous verrons comment il s'inscrit dans la comédie
  • A. Les spectateurs ont des faits en mémoire qui s'inscrivent dans la comédie
  • B. L'encadrement du monologue
  • Conclusion 
Texte étudié : acte IV, scène 1 : Le Monologue d'isabelle
 
ISABELLE.
Enfin le terme approche : un jugement inique
Doit abuser demain d'un pouvoir tyrannique,
A son propre assassin immoler mon amant,
Et faire une vengeance au lieu d'un châtiment.
Par un décret injuste autant comme sévère,
Demain doit triompher la haine de mon père,
La faveur du pays, la qualité du mort,
Le malheur d'Isabelle, et la rigueur du sort.
Hélas ! que d'ennemis, et de quelle puissance,
Contre le faible appui que donne l'innocence,
Contre un pauvre inconnu, de qui tout le forfait
Est de m'avoir aimée, et d'être trop parfait !
Oui, Clindor, tes vertus et ton feu légitime,
T'ayant acquis mon coeur, ont fait aussi ton crime.
Mais en vain après toi l'on me laisse le jour ;
Je veux perdre la vie en perdant mon amour :
Prononçant ton arrêt, c'est de moi qu'on dispose ;
Je veux suivre ta mort, puisque j'en suis la cause,
Et le même moment verra par deux trépas
Nos esprits amoureux se rejoindre là-bas.
Ainsi, père inhumain, ta cruauté déçue
De nos saintes ardeurs verra l'heureuse issue ;
Et si ma perte alors fait naître tes douleurs,
Auprès de mon amant je rirai de tes pleurs.
Ce qu'un remords cuisant te coûtera de larmes
D'un si doux entretien augmentera les charmes ;
Ou s'il n'a pas assez de quoi te tourmenter,
Mon ombre chaque jour viendra t'épouvanter,
S'attacher à tes pas dans l'horreur des ténèbres,
Présenter à tes yeux mille images funèbres,
Jeter dans ton esprit un éternel effroi,
Te reprocher ma mort, t'appeler après moi,
Accabler de malheurs ta languissante vie,
Et te réduire au point de me porter envie.
Enfin...

Rédacteur : ABacFrancais.com (Voir toutes ses rédactions)

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L'illusion Comique de Corneille, Acte IV, scène 7 : Le monologue de Clindor: Consulter le commentaire
L'illusion comique de Corneille : Monologue de Clindor (Acte IV, scène 7
 
Commentaire composé et analyse du "monologue de Clindor", extrait de l'Illusion Comique de Corneille (Acte IV, scène 7). Cette étude a été réalisée par un professeur de français. L'analyse comprend une explication sur le rôle de Clindor et les thèmes abordés dans le monologue. 
 
 
Introduction du commentaire sur l'acte IV, scène 7 (Monologue de Clindor) de l'Illusion Comique :

-Pierre Corneille (Rouen, 6 juin 1606 - Paris, 1er octobre 1684) est un auteur dramatique français du XVIIème siècle. Ses pièces les plus célèbres sont Le Cid, Cinna, Polyeucte et Horace. La richesse et la diversité de son œuvre reflètent les valeurs et les grandes interrogations de son époque.
-Nous nous situons dans le premier niveau de la pièce enchâssée. Andraste est mort, Clindor est en prison. Il se rend compte qu'il s'est servi de son amour pour se hisser à un destin qui n'était pas le sien.


Plan de l'analyse du "Monologue de Clindor" (acte IV, scène 7) :
  • Texte étudié
  • Analyse
  • I) Clindor, un héros fantasmé
  • II) Un amour désintéressé
  • Conclusion
 
Acte IV, scène 7 : Monologue de Clindor (L'illusion Comique de Corneille) :
 
CLINDOR
Aimables souvenirs de mes chères délices,
Qu'on va bientôt changer en d'infâmes supplices,
Que malgré les horreurs de ce mortel effroi,
Vos charmants entretiens ont de douceurs pour moi !
Ne m'abandonnez point, soyez-moi plus fidèles
Que les rigueurs du sort ne se montrent cruelles ;
Et lorsque du trépas les plus noires couleurs
Viendront à mon esprit figurer mes malheurs,
Figurez aussitôt à mon âme interdite
Combien je fus heureux par delà mon mérite.
Lorsque je me plaindrai de leur sévérité,
Redites-moi l'excès de ma témérité :
Que d'un si haut dessein ma fortune incapable
Rendait ma flamme injuste, et mon espoir coupable ;
Que je fus criminel quand je devins amant,
Et que ma mort en est le juste châtiment.
Quel bonheur m'accompagne à la fin de ma vie !
Isabelle, je meurs pour vous avoir servie ;
Et de quelque tranchant que je souffre les coups,
Je meurs trop glorieux, puisque je meurs pour vous.
Hélas ! Que je me flatte, et que j'ai d'artifice
A me dissimuler la honte d'un supplice !
En est-il de plus grand que de quitter ces yeux
Dont le fatal amour me rend si glorieux ?
L'ombre d'un meurtrier creuse ici ma ruine :
Il succomba vivant, et mort il m'assassine ;
Son nom fait contre moi ce que n'a pu son bras ;
Mille assassins nouveaux naissent de son trépas ;
Et je vois de son sang, fécond en perfidies,
S'élever contre moi des âmes plus hardies,
De qui les passions, s'armant d'autorité,
Font un meurtre public avec impunité.
Demain de mon courage on doit faire un grand crime,
Donner au déloyal ma tête pour victime ;
Et tous pour le pays prennent tant d'intérêt,
Qu'il ne m'est pas permis de douter de l'arrêt.
Ainsi de tous côtés ma perte était certaine :
J'ai repoussé la mort, je la reçois pour peine.
D'un péril évité je tombe en un nouveau,
Et des mains d'un rival en celles d'un bourreau.
Je frémis à penser à ma triste aventure ;
Dans le sein du repos je suis à la torture :
Au milieu de la nuit, et du temps du sommeil,
Je vois de mon trépas le honteux appareil ;
J'en ai devant les yeux les funestes ministres ;
On me lit du sénat les mandements sinistres ;
Je sors les fers aux pieds ; j'entends déjà le bruit
De l'amas insolent d'un peuple qui me suit ;
Je vois le lieu fatal où ma mort se prépare :
Là mon esprit se trouble, et ma raison s'égare ;
Je ne découvre rien qui m'ose secourir,
Et la peur de la mort me fait déjà mourir.
Isabelle, toi seule, en réveillant ma flamme,
Dissipes ces terreurs et rassures mon âme ;
Et sitôt que je pense à tes divins attraits,
Je vois évanouir ces infâmes portraits.
Quelques rudes assauts que le malheur me livre,
Garde mon souvenir, et je croirai revivre.
Mais d'où vient que de nuit on ouvre ma prison ?
Ami, que viens-tu faire ici hors de saison ? 
 

Rédacteur : ABacFrancais.com (Voir toutes ses rédactions)

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L'illusion Comique de Corneille, Acte III scènes 2 et 3 : Monologue de Geronte, Geronte et Matamore: Consulter le commentaire
L'illusion Comique de Corneille - Acte III, scène 2 et 3 : Monologue de Geronte puis monologue de Geronte et Matamore
 
Commentaire composé et analyse de l'acte III, scène 2 et 3 de L'illusion comique. Cette analyse a été réalisée par un professeur de français. Le document propose une analyse de la structure et des axes des deux scènes. 
 
Introduction du commentaire sur les scènes 2 et 3 de l'acte III de L'Illusion Comique : Monologue de Geronte, et ensuite Geronte et Matamore

-Pierre Corneille (Rouen, 6 juin 1606 - Paris, 1er octobre 1684) est un auteur dramatique français du XVIIème siècle. Ses pièces les plus célèbres sont Le Cid, Cinna, Polyeucte et Horace. La richesse et la diversité de son œuvre reflètent les valeurs et les grandes interrogations de son époque.
-Nous sommes dans la première pièce enchâssée au 2ème niveau, c'est l'une des deux scènes où apparaît Géronte. Il est en conflit avec sa fille Isabelle, pour une histoire de mariage. Il est en état de faiblesse, car il ressent une perte de pouvoir par rapport à sa fille qui ne veut plus lui obéir. C'est un conflit de génération.
-Problématique : Comment passe-t-on d'une scène à l'autre ?

Sommaire de l'analyse des scènes 2 et 3 de l'acte III de L'Illusion Comique :
  • Introduction
  • Texte étudié
  • Analyse
  • I) Thème commun
  • II) Géronte en comparaison avec Pridamant
  • III) Affrontement Matamore-Géronte
  • Conclusion
Texte étudié : Scènes 2 et 3 de l'acte III :
 
ACTE III

SCENE II

GERONTE.
Qu'à présent la jeunesse a d'étranges manies !
Les règles du devoir lui sont des tyrannies,
Et les droits les plus saints deviennent impuissants
Contre cette fierté qui l'attache à son sens.
Telle est l'humeur du sexe : il aime à contredire,
Rejette obstinément le joug de notre empire,
Ne suit que son caprice en ses affections,
Et n'est jamais d'accord de nos élections.
N'espère pas pourtant, aveugle et sans cervelle,
Que ma prudence cède à ton esprit rebelle.
Mais ce fou viendra-t-il toujours m'embarrasser ?
Par force ou par adresse il me le faut chasser.

SCENE III

MATAMORE.
Ne doit-on pas avoir pitié de ma fortune ?
Le grand vizir encor de nouveau m'importune ;
Le Tartare, d'ailleurs, m'appelle à son secours ;
Narsingue et Calicut m'en pressent tous les jours :
Si je ne les refuse, il me faut mettre en quatre.
 
CLINDOR.
Pour moi, je suis d'avis que vous les laissiez battre :
Vous emploieriez trop mal vos invincibles coups,
Si pour en servir un vous faisiez trois jaloux.
 
MATAMORE.
Tu dis bien : c'est assez de telles courtoisies ;
Je ne veux qu'en amour donner des jalousies.
Ah ! Monsieur, excusez, si, faute de vous voir,
Bien que si près de vous, je manquais au devoir.
Mais quelle émotion paraît sur ce visage ?
Où sont vos ennemis, que j'en fasse carnage ?
 
GERONTE.
Monsieur, grâces aux dieux, je n'ai point d'ennemis.
 
MATAMORE.
Mais grâces à ce bras qui vous les a soumis.
 
GERONTE.
C'est une grâce encor que j'avais ignorée.
 
MATAMORE.
Depuis que ma faveur pour vous s'est déclarée,
Ils sont tous morts de peur, ou n'ont osé branler.
 
GERONTE.
C'est ailleurs maintenant qu'il vous faut signaler :
Il fait beau voir ce bras, plus craint que le tonnerre,
Demeurer si paisible en un temps plein de guerre ;
Et c'est pour acquérir un nom bien relevé,
D'être dans une ville à battre le pavé.
Chacun croit votre gloire à faux titre usurpée,
Et vous ne passez plus que pour traîneur d'épée.
 
MATAMORE.
Ah, ventre ! il est tout vrai que vous avez raison.
Mais le moyen d'aller, si je suis en prison ?
Isabelle m'arrête, et ses yeux pleins de charmes
Ont captivé mon cœur et suspendu mes armes.
 
GERONTE.
Si rien que son sujet ne vous tient arrêté,
Faites votre équipage en toute liberté :
Elle n'est pas pour vous ; n'en soyez point en peine.
 
MATAMORE.
Ventre ! Que dites-vous ? Je la veux faire reine.
 
GERONTE.
Je ne suis pas d'humeur à rire tant de fois
Du grotesque récit de vos rares exploits.
La sottise ne plaît qu'alors qu'elle est nouvelle :
En un mot, faites reine une autre qu'Isabelle.
Si pour l'entretenir vous venez plus ici...
 
MATAMORE.
Il a perdu le sens, de me parler ainsi.
Pauvre homme, sais-tu bien que mon nom effroyable
Met le grand Turc en fuite, et fait trembler le diable ;
Que pour t'anéantir je ne veux qu'un moment ?
 
GERONTE.
J'ai chez moi des valets à mon commandement,
Qui n'ayant pas l'esprit de faire des bravades,
Répondraient de la main à vos rodomontades.
 
MATAMORE.
Dis-lui ce que j'ai fait en mille et mille lieux.
 
GERONTE.
Adieu : modérez-vous ; il vous en prendra mieux ;
Bien que je ne sois pas de ceux qui vous haïssent,
J'ai le sang un peu chaud, et mes gens m'obéissent.

Rédacteur : ABacFrancais.com (Voir toutes ses rédactions)

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