La Religieuse de Denis Diderot
UN TEMOIN DE SON SIECLE... Une éducation sérieuse : Denis Diderot est né à Londres en 1713. Son père, un coutelier à l'aisance confortable, exerce sur lui une influence profonde par son autorité mor... [Biographie gratuite ici]
Commentaires composés et lectures analytiques
"La Religieuse" de Denis Diderot :
Analyse de la satire des couvents, des méfaits de la solitude et de la violence
Explications :
Etude approfondie de "La Religieuse" de Denis Diderot. Le document a été rédigé par Bonnet (étudiant en lettres et philosophie) et a une longueur totale de 6 pages. Très utile pour se préparer de manière optimale au bac de français.
Sujet :
Sujet: Dans La Religieuse "Diderot se livre à ce qu'il nomme lui-même une effroyable satire des couvents, mais cette volonté polémique ne vaudrait que pour l'anecdote s'il n'y développait une véritable méditation sur les méfaits de la solitude et sur les effets pervers de la violence que l'homme exerce contre la nature et contre lui-même- spirituellement par le fanatisme, physiquement par la répression systématique des besoins du corps".
Dans quelle mesure ce propos de Pierre Lepape (Diderot, Flammarion, coll.Champs) éclaire-t-il votre lecture de l'œuvre? (NB: Edition utilisée: Folio Classique, 1972.)
Extrait :(Extrait) [...] Dans quelle mesure cette infamie qu'il dénonce dans les ordres monastiques constitue-t-elle la trame de son roman? C'est la distinction compliquée entre nature bonne et nature déchue que Diderot essaie de résoudre à travers l'histoire de Sœur Suzanne. Il semble que deux axes principaux ont guidé son entreprise, et ce à travers les différents couvents fréquentés par la religieuse: D'une part l'observation empirique des effets pervers de la continence non consentie, quelle soit dans le domaine de la solitude ou des besoins naturels au corps, et d'autre part la condamnation sans appel des institutions (en particulier religieuses...) qui laissent libre cours à ces actes odieux sous couvert de piété, et qui justifient d'écrire ce qu'il appelle lui-même "une effroyable satire des couvents". [...]
[...] Sainte-Marie, son premier couvent. On peut dès les premières pages remarquer que Diderot laisse plein d'indices qui montrent à quel point on ne peut pas accuser Suzanne de tout considérer avec un mauvais oeil, puisqu'elle dit elle-même: "Et j'allais à Sainte-Marie, c'est mon premier couvent, avec beaucoup de gaieté." (p47). Elle est certes plus heureuse de quitter une maison où elle n'est pas considérée pour en trouver une autre, mais elle pourrait témoigner un double refus, et venger cette indifférence par une indifférence égale. Or elle ne le fait point. Mais petit à petit, lorsque le poids de la solitude et la considération de sa vie dans le silence des cloîtres et des cellules se fera sentir et qu'il faudra alors s'y résigner, elle commencera alors à s'exprimer avec force, [...]
Rédacteur : A. Bonnet (Voir toutes ses rédactions)
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