Offrez-vous une analyse en moins de 2 minutes.

2500 résumés et analyses de livre rédigés par des pros.    Découvrez nos abonnements

Commentaire composé L'origine du sentiment de l'absurde de “Le Mythe de Sisyphe

Encore 5 téléchargements disponibles ce mois-ci Télécharger l'analyse (.doc)
Albert Camus Le Mythe de Sisyphe
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur L'origine du sentiment de l'absurde dans Le mythe de Sisyphe de Camus. Cette analyse sur L'origine du sentiment de l'absurde dans Le mythe de Sisyphe a été rédigée par un professeur de français.

    • 6 pages de commentaire composé
    • format .pdf
    • style abordable & grand public
  • Télécharger le commentaire maintenant!

  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Le Mythe de Sisyphe”

    Bien qu'apparenté dans une certaine mesure à l'existentialisme,
    Albert Camus s'en est assez nettement séparé pour attacher son
    nom à une doctrine personnelle, la philosophie de l'absurde qu'il
    définit dans Le Mythe de Sisyphe, essai sur l'absurde (1942).
    Après avoir posé le problème du suicide, Camus recherche, dans la
    seconde partie de son essai, l'origine du sentiment de l'absurde.
    Il reprendra la philosophie de l'absurde dans L'Etranger (1942), puis
    au théâtre dans Caligula et Le Malentendu (1944). Elle parcourt
    toute son oeuvre et sa pensée, jusque dans La Peste (1947).

    Texte étudié : Le mythe de Sysiphe (Camus) : L'origine de l'absurde

    Il arrive que les décors s'écroulent. Lever, tramway, quatre heures de
    bureau ou d'usine, repas, sommeil et lundi mardi mercredi jeudi vendredi
    et samedi sur le même rythme, cette route se suit aisément la plupart du
    temps. Un jour seulement, le \"pourquoi\" s'élève et tout commence dans
    cette lassitude teintée d'étonnement. \"Commence\", ceci c'est important.
    La lassitude est à la fin des actes d'une vie machinale, mais elle inaugure
    en même temps le mouvement de la conscience. Elle l'éveille et elle
    provoque la suite. La suite, c'est le retour inconscient dans la chaîne, ou
    c'est l'éveil définitif. Au bout de l'éveil vient, avec le temps, la
    conséquence : suicide ou rétablissement. En soi, la lassitude a quelque
    chose d'écoeurant. Ici je dois conclure qu'elle est bonne. Car tout
    commence par la conscience et rien ne vaut que par elle. Ces remarques
    n'ont rien d'original. Mais elles sont évidentes : cela suffit pour un temps,
    à l'occasion d'une reconnaissance sommaire dans les origines de
    l'absurde. Le simple \"souci\" est à l' origine de tout.
    De même et pour tous les jours d'une vie sans éclat, le temps nous porte.
    Mais un moment vient toujours ou il faut le porter. Nous vivons sur
    l'avenir : \"demain\", \"plus tard\", \"quand tu auras une situation\", \"avec
    l'âge tu comprendras\", ces inconséquences sont admirables, car enfin il
    s'agit de mourir. Un jour vient pourtant et l'homme constate ou dit qu'il a
    trente ans. Il affirme ainsi de sa jeunesse. Mais du même coup, il se situe
    par rapport au temps. Il y prend sa place. Il reconnaît qu'il est à un
    certain moment d'une courbe qu'il confesse devoir parcourir. Il appartient
    au temps et, à cette horreur qui le casait, il y reconnaît son pire ennemi.
    Demain, il souhaitait, quand tout lui-même aurait du s'y refuser. Cette
    révolte de la chair, c'est l'absurde.
    (Camus, La Mythe de Sysiphe, Origine de l'absurde)