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Commentaire composé Plaisir et sagesse de “L'éthique

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Baruch Spinoza L'éthique
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur le texte « Plaisir et sagesse » de Spinoza. Ce commentaire de texte sur « Plaisir et sagesse » est extrait de l'œuvre « Ethique » de Spinoza. Ce corrigé a été réalisé par un professeur.

    • 3 pages de commentaire composé
    • format .doc (Word)
    • style abordable & grand public
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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “L'éthique”

    Texte étudié : Spinoza, Ethique : plaisir et sagesse

    «Entre la moquerie (que, dans le corollaire 1, j'ai dite être mauvaise) et le rire, je fais une grande différence. Car le rire, tout comme la plaisanterie, est une pure joie ; et par suite, à condition qu'il ne soit pas excessif, il est bon par lui-même (selon la proposition 41). Et ce n'est certes qu'une sauvage et triste superstition qui interdit de prendre du plaisir. Car, en quoi convient-il mieux d'apaiser la faim et la soif que de chasser la mélancolie ? Tels sont mon argument et ma conviction. Aucune divinité, ni personne d'autre que l'envieux ne prend plaisir à mon impuissance et à ma peine et ne nous tient pour vertu les larmes, les sanglots, la crainte, etc., qui sont signes d'une âme impuissante.

    Au contraire, plus nous sommes affectés d'une plus grande joie, plus nous passons à une perfection plus grande, c'est-à-dire qu'il est d'autant plus nécessaire que nous participions de la nature divine. C'est pourquoi, user des choses et y prendre plaisir autant qu'il se peut (non certes jusqu'au dégoût, car ce n'est plus y prendre plaisir) est d'un homme sage. C'est d'un homme sage, dis-je, de se réconforter et de réparer ses forces grâce à une nourriture et des boissons agréables prises avec modération, et aussi grâce aux parfums, au charme des plantes verdoyantes, de la parure, de la musique, des jeux du gymnase, des spectacles, etc., dont chacun peut user sans faire tort à autrui. Le corps humain, en effet, est composé d'un très grand nombre de parties de nature différente, qui ont continuellement besoin d'une alimentation nouvelle et variée, afin que le corps dans sa totalité soit également apte à tout ce qui peut suivre de sa nature, et par conséquent que l'esprit soit aussi également apte à comprendre plusieurs choses à la fois. C'est pourquoi cette ordonnance de la vie est parfaitement d'accord et avec nos principes et avec la pratique commune.» (Spinoza, Ethique, IVe partie, scolie de la proposition 45 : Plaisir et sagesse)

    Extrait du commentaire composé sur « Plaisir et sagesse » de Spinoza (Ethique) :

    On pense généralement que l'homme qui s'étourdit de plaisirs n'est pas sage, que c'est même une sorte de fou. N'est-ce pas folie de s'adonner aveuglément au plaisir, à tous les plaisirs? En effet, celui qui n'a pour guide que le plaisir n'est pas raisonnable : le bien-être n'est pas le bien. La seule valeur morale est le bien, et le sage doit obéir à la raison qui commande de faire le choix du bien. Pourtant, on passe aisément de là à l'idée que le plaisir est sans valeur. Un pas de plus encore, et on dira qu'il faut renoncer au plaisir...car si le plaisir n'est pas le bien, c'est donc qu'il est mauvais ! Mais est-ce vraiment faire preuve de sagesse que de s'interdire tout plaisir ? Faut-il nécessairement faire rimer sagesse avec tristesse ?