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Commentaire composé Le moulin de “Oeuvres complètes

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Emile Verhaeren Oeuvres complètes
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur « Le Moulin » d'Emile Verhaeren. Cette analyse sur Le moulin de verhaeren a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Oeuvres complètes”

    Le poème « Le Moulin » comporte deux plans principaux qui semblent se
    faire face. L'un ouvre le poème et est consacré au moulin (strophes 1 et
    2), l'autre consacré aux huttes le ferme (strophes 4 et 5). Au coeur du
    poème (strophe 3), le poète évoque la nature environnante qui englobe et
    unifie le tout. La nature constitue un axe de symétrie, un axe central qui
    évoque la forme même du moulin. Mais comme l'indique le titre, « Le
    Moulin » est le plan privilégié par le poète et qui se détache sur le fond du
    ciel. L'article défini « Le » confère une certaine familiarité à ce moulin.

    Texte étudié : « Le Moulin » (de Emile Verhaeren)

    Le moulin tourne au fond du soir, très lentement,
    Sur un ciel de tristesse et de mélancolie,
    Il tourne et tourne, et sa voile, couleur de lie,
    Est triste et faible et lourde et lasse, infiniment.
    Depuis l'aube, ses bras, comme des bras de plainte,
    Se sont tendus et sont tombés ; et les voici
    Qui retombent encor, là-bas, dans l'air noirci
    Et le silence entier de la nature éteinte.
    Un jour souffrant d'hiver sur les hameaux s'endort,
    Les nuages sont las de leurs voyages sombres,
    Et le long des taillis qui ramassent leurs ombres,
    Les ornières s'en vont vers un horizon mort.
    Autour d'un vieil étang, quelques huttes de hêtre
    Très misérablement sont assises en rond ;
    Une lampe de cuivre éclaire leur plafond
    Et glisse une lueur aux coins de leur fenêtre.
    Et dans la plaine immense, au bord du flot dormeur,
    Ces torpides maisons, sous le ciel bas, regardent,
    Avec les yeux fendus de leurs vitres hagardes,
    Le vieux moulin qui tourne et, las, qui tourne et meurt.
    (Emile Verhaeren, Les soirs, Le Moulin)