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Commentaire composé Les Usines de “Oeuvres complètes

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Emile Verhaeren Oeuvres complètes
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur « Les usines » (extrait des Villes tentaculaires) d'Emile Verhaeren. Cette analyse sur Les usines d'Emile Verhearen a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Oeuvres complètes”

    Le long poème « Les Usines » constitue un ensemble de 104 vers dont nous n'étudierons ici qu'un extrait. Le texte se présente comme un formidable crescendo. En étudiant les mots, les sons, les rythmes, la structure du poème, nous verrons comment le poète transpose en une puissante vision épique la réalité, alors nouvelle, des cités industrielles.

    Texte étudié : Verhaeren, Les Villes tentaculaires, « Les Usines » :

    Automatiques et minutieux,
    Des ouvriers silencieux
    Règlent le mouvement
    D'universel tictacquement
    Qui fermente de fièvre et de folie
    Et déchiquette, avec ses dents d'entêtement,
    La parole humaine abolie.
    Plus loin, un vacarme tonnant de chocs
    Monte de l'ombre et s'érige par blocs ;
    Et, tout à coup, cassant l'élan des violences,
    Des murs de bruit semblent tomber
    Et se taire, dans une mare de silence,
    Tandis que les appels exacerbés
    Des sifflets crus et des signaux
    Hurlent soudain vers les fanaux,
    Dressant leurs feux sauvages,
    En buissons d'or, vers les nuages.
    Et tout autour, ainsi qu'une ceinture,
    Là-bas, de nocturnes architectures,
    Voici les docks, les ports, les ponts, les phares
    Et les gares folles de tintamarres ;
    Et plus lointains encor des toits d'autres usines
    Et des cuves et des forges et des cuisines
    Formidables de naphte et de résines
    Dont les meutes de feu et de lueurs grandies
    Mordent parfois le ciel, à coups d'abois et d'incendies.
    Emile Verhaeren (1855-1916), Les Villes tentaculaires (1895), Les Usines.