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Commentaire composé La mort du soldat de “Clarté

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Henri Barbusse Clarté
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur La mort du soldat d'Henri Barbusse (extrait de Clarté). Notre analyse sur La Mort du soldat de Barbusse a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Clarté”

    Dans son roman « Clarté », Henri Barbusse décrit la guerre de 1914-1918 comme une tragédie collective et individuelle. Son héros, le narrateur Simon Paulin, est étendu blessé sur le champ de bataille et attend qu'on vienne le secourir.

    Cette attente revêt la forme d'une suite de réflexions sur la mort, assimilée au sommeil et sur Marie, la femme aimée, qui l'attend à la maison. Tout ceci baigne dans un climat onirique ou présent et passé se fondent, et non pas dans un climat réaliste un peu de mise pour un tel sujet. La réalité du champ de bataille, jonché de blessés et de cadavres, la blessure même du héros, la souffrance, sont passés sous silence.

    Texte étudié : La mort du soldat, extrait de \"Clarté\" d'Henri Barbusse

    Pendant la guerre de 1914-1918, le narrateur Simon Paulin, soldat blessé est étendu sur le champ de bataille au milieu des blessés et des cadavres. Le soir tombe, les coups de canon se font toujours entendre ...

    Je suis comme ceux qui s'endorment, comme les enfants. Je m'affaiblis, je m'adoucis, je ferme les yeux ; je rêve à la maison. Je ne voudrais pas mourir, je me supplie de ne pas mourir, et j'ouvre les yeux et je cherche les brancardiers qui peut-être, justement pensent à moi... Je rêve à la maison.

    Là-bas, on se met sans doute à plusieurs pour supporter les soirées, avant de se retirer dans l'immobilité familière des chambres et de s'endormir au milieu des choses qui ne se réveillent jamais.. Marie (1) est là, et d'autres femmes, en train d'apprêter le dîner ; la maison devient une odeur de cuisine. J'entends Marie qui parle, debout, puis assise à table. J'entends le bruit du couvert qu'elle remue sur la nappe en s'installant. Ensuite, comme quelqu'un a approché l'allumette de la lampe, en soulevant le verre, Marie se lève pour aller fermer les volets. Elle ouvre la fenêtre. Elle se penche, ses bras s'écartent ; mais elle reste un instant plongée dans la nuit nue. Elle a un frisson que j'ai. Au loin, naissante dans l'ombre, elle regarde comme moi. Nos yeux se sont rencontrés. C'est vrai, puisque cette nuit, c'est la sienne aussi bien que la mienne, la même nuit, et la distance n'est pas quelque chose de palpable ni de réel ; la distance n'est rien. C'est vrai, ce grand contact étroit.

    Où suis-je ? Où est Marie ? Et même qu'est-ce qu'elle est ? Je ne sais pas, je ne sais pas. J'ignore la blessure de ma chair, et est-ce que je sais la blessure de mon coeur ?
    (Henri BARBUSSE, Clarté (roman))