Offrez-vous une analyse en moins de 2 minutes.

2500 résumés et analyses de livre rédigés par des pros.    Découvrez nos abonnements

Commentaire composé Lettre de Madame de Rênal aux jurés (la tranquilité) de “Le Rouge et le Noir

Encore 5 téléchargements disponibles ce mois-ci Télécharger l'analyse (.doc)
Henri-Marie Stendhal Le Rouge et le Noir
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé et analyse sur le Livre deuxième : Chapitre XL : La tranquilité, extrait du roman \"Le rouge et le noir\" de Stendhal : Lettre de Madame de Rênal aux jurés. Cette analyse de la Lettre de Madame de Rênal aux jurés, extraite du chapitre XL du Rouge et le Noir de Stendhal (La tranquilité) a été rédigée par un professeur de français.

    • 3 pages de commentaire composé
    • format .pdf
    • style abordable & grand public
  • Télécharger le commentaire maintenant!

  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Le Rouge et le Noir”

    Ce roman, écrit en 1830 par Stendhal, compte deux parties : la première
    retrace le parcours provincial de Sorel, son entrée chez les Rênal, et la
    montée de ses ambitions au séminaire, et la seconde la vie du héros à
    Paris comme secrétaire de M. de La Mole et son déchirement entre
    ambitions et sentiments. Dans Le Rouge et le Noir, Julien Sorel fait l'objet
    d'une véritable étude psychologique. Ambition, amour, passé, tout est
    analysé. Le lecteur suit avec un intérêt croissant les méandres de sa
    pensée, qui conditionnent ses actions. Mathilde de la Mole et Madame de
    Rênal ne sont pas en reste. Leur amour pour Julien, égal l'un à l'autre,
    sont mis en perspective. Tout le monde est mis à nu sous la plume de
    Stendhal.

    Cette lettre montre la force de la passion et l'intensité des sentiments que
    Julien inspire à Mme de Rênal.

    Texte étudié : Stendhal : Le Rouge et le Noir : La tranquilité : Lettre de Mme de Rênal aux jurés (Livre deuxième: Chapitre XL)

    Malgré toutes les promesses de prudence faites au directeur de sa
    conscience et à son mari, à peine arrivée à Besançon elle écrivit de sa
    main à chacun des trente-six jurés :

    - « Je ne paraîtrai point le jour du jugement monsieur parce que ma
    présence pourrait jeter de la défaveur sur la cause de M. Sorel. Je ne
    désire qu'une chose au monde et avec passion, c'est qu'il soit sauvé. N'en
    doutez point, l'affreuse idée qu'à cause de moi un innocent a été conduit à
    la mort empoisonnerait le reste de ma vie et sans doute l'abrégerait.

    Comment pourriez-vous le condamner à mort, tandis que moi je vis ?
    Non, sans doute, la société n'a point le droit d'arracher la vie, et surtout à
    un être tel que Julien Sorel. Tout le monde, à Verrières, lui a connu des
    moments d'égarement. Ce pauvre jeune homme a des ennemis puissants
    ; mais, même parmi ses ennemis (et combien n'en a-t-il pas !) quel est
    celui qui met en doute ses admirables talents et sa science profonde ? Ce
    n'est pas un sujet ordinaire que vous allez juger, monsieur. Durant près
    de dix-huit mois, nous l'avons tous connu pieux, sage, appliqué ; mais,
    deux ou trois fois par an, il était saisi par des accès de mélancolie qui
    allaient jusqu'à l'égarement. Toute la ville de Verrières, tous nos voisins
    de Vergy où nous passons la belle saison, ma famille entière, M. le souspréfet
    lui-même, rendront justice à sa piété exemplaire ; il sait par coeur
    toute la sainte Bible. Un impie se fût-il appliqué pendant des années à
    apprendre le livre saint ? Mes fils auront l'honneur de vous présenter cette
    lettre : ce sont des enfants. Daignez les interroger, monsieur, ils vous
    donneront sur ce pauvre jeune homme tous les détails qui seraient encore
    nécessaires pour vous convaincre de la barbarie qu'il y aurait à le
    condamner. Bien loin de me venger, vous me donneriez la mort.

    - « Qu'est-ce que ses ennemis pourront opposer à ce fait ? La blessure,
    qui a été le résultat d'un de ces moments de folie que mes enfants euxmêmes
    remarquaient chez leur précepteur, est tellement peu dangereuse,
    qu'après moins de deux mois elle m'a permis de venir en poste de
    Verrières à Besançon. Si j apprends, monsieur, que vous hésitiez le moins
    du monde à soustraire à la barbarie des lois un être si peu coupable, je
    sortirai de mon lit où me retiennent uniquement les ordres de mon mari et
    j'irai me jeter à vos pieds.

    - « Déclarez, monsieur, que la préméditation n'est pas constante, et vous
    n'aurez pas à vous reprocher le sang d'un innocent », etc.