Offrez-vous une analyse en moins de 2 minutes.

2500 résumés et analyses de livre rédigés par des pros.    Découvrez nos abonnements

Commentaire composé Mon fils artisan (Livre III) de “Emile, ou de l'éducation

Encore 5 téléchargements disponibles ce mois-ci Télécharger l'analyse (.doc)
Jean-Jacques Rousseau Emile, ou de l'éducation
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur Mon fils artisan!, extrait de Emile ou de l'éducation de Rousseau. Cette analyse sur Mon fils artisan! de Rousseau a été rédigée par un professeur de français.

    • 4 pages de commentaire composé
    • format .pdf
    • style abordable & grand public
  • Télécharger le commentaire maintenant!

  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Emile, ou de l'éducation”

    Dans Emile ou de l'éducation, Rousseau part de l'idée que l'on ne connaît pas l'enfance et que l'on cherche toujours à voir l'homme dans l'enfant. Il en profite pour juger sévèrement la société. Dans cet extrait, il aborde dans ce texte les notions de nature, de liberté, d'apprentissage et de religion.

    Texte étudié : Mon fils artisant! extrait de \"Emile ou de l'éducation\" (de Rousseau)

    L'artisan ne dépend que de son travail ; il est libre, aussi libre que le
    laboureur est esclave ; car celui-ci tient à son champ, dont la récolte est à
    la discrétion d'autrui. L'ennemi, le prince, un voisin puissant, un procès,
    lui peut enlever ce champ ; par ce champ on peut le vexer en mille
    manières ; mais partout où l'on veut vexer l'artisan, son bagage est
    bientôt fait ; il emporte ses bras et s'en va. Toutefois, l'agriculture est le
    premier métier de l'homme : c'est le plus honnête, le plus utile, et par
    conséquent le plus noble qu'il puisse exercer. Je ne dis pas à Émile :
    Apprends l'agriculture ; il la sait. Tous les travaux rustiques lui sont
    familiers ; c'est par eux qu'il a commencé, c'est à eux qu'il revient sans
    cesse. Je lui dis donc : Cultive l'héritage de tes pères. Mais si tu perds cet
    héritage, ou si tu n'en as point, que faire ? Apprends un métier.
    Un métier à mon fils ! mon fils artisan ! Monsieur, y pensez-vous ? J'y
    pense mieux que vous, madame, qui voulez le réduire à ne pouvoir jamais
    être qu'un lord, un marquis, un prince, et peut-être un jour moins que
    rien : moi, je lui veux donner un rang qu'il ne puisse perdre, un rang qui
    l'honore dans tous les temps ; je veux l'élever à l'état d'homme ; et, quoi
    que vous en puissiez dire, il aura moins d'égaux à ce titre qu'à tous ceux
    qu'il tiendra de vous.
    La lettre tue, et l'esprit vivifie. Il s'agit moins d'apprendre un métier pour
    savoir un métier, que pour vaincre les préjugés qui le méprisent. Vous ne
    serez jamais réduit à travailler pour vivre. Eh ! tant pis, tant pis pour vous
    ! Mais n'importe ; ne travaillez point par nécessité, travaillez par gloire.
    Abaissez-vous à l'état d'artisan, pour être au-dessus du vôtre. Pour vous
    soumettre la fortune et les choses, commencez par vous en rendre
    indépendant. Pour régner par l'opinion, commencez par régner sur elle.
    Souvenez-vous que ce n'est point un talent que je vous demande : c'est
    un métier, un vrai métier, un art purement mécanique, où les mains
    travaillent plus que la tête, et qui ne mène point à la fortune, mais avec
    lequel on peut s'en passer. (Mon fils artisan, Emile ou de l'éducation, Rousseau)