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Commentaire composé Heureux qui comme Ulysse de “Les Regrets

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Joachim du Bellay Les Regrets
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"Heureux qui comme Ulysse\" de Du Bellay (Les Regrets). Notre analyse sur Heureux qui comme Ulysse de Joachim du Bellay a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Les Regrets”

    \"Heureux qui comme Ulysse\" est un sonnet, de forme régulière, tant dans les vers, dans les rimes que dans le mouvement général qui, commencé par une affirmation, se clôt sur une chute très douce, alanguie. Il ne comporte pas de titre, sinon celui du recueil dont il est extrait, les Regrets. Il comporte un certain nombre de noms propres (cinq) signalés par des majuscules initiales, lesquelles sont renforcées par les majuscules en début de chaque vers. Ces saillances, seront, avec les autres aspects visuels et les sonorités examinés en partie I. Il est entendu qu'elles portent du sens, lequel est d'abord capté par les sens, et que toute séparation entre sonorités, images et signification serait abusive.

    Pour la majorité des lecteurs, l'apparence de ce texte le désigne d'emblée comme de la poésie : à cause des strophes, des majuscules en début de vers, des rimes finales. La première approche peut donc être orale et visuelle. La régularité de la forme de ce sonnet doit être remarquée, les vers sont pairs, ce sont des alexandrins (douze pieds).

    Texte étudié : Heureux qui comme Ulysse, Les Regrets, Du Bellay

    Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
    Ou comme celui-là qui conquit la toison*,
    Et puis est retourné, plein d'usage* et raison,
    Vivre entre ses parents* le reste de son âge*.
    Quand reverrai-je, hélas ! De mon petit village
    Fumer la cheminée, et en quelle saison
    Reverrai-je le clos* de ma pauvre maison,
    Qui m'est une province, et beaucoup* davantage ?
    Plus me plaît le séjour* qu'ont bâti mes aïeux
    Que des palais romains le front audacieux
    Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise* fine,
    Plus mon Loire gaulois que le Tibre latin,
    Plus mon petit Liré* que le mont Palatin*,
    Et plus que l'air marin la douceur angevine*.
    Joachim du Bellay, Les Regrets (XVIe siècle)