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Commentaire composé Le sacrifice fut, dans ces jours, véritablement universel de “Histoire de la révolution française

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Jules Michelet Histoire de la révolution française
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur « Le sacrifice fut, dans ces jours, véritablement universel... » de Jules Michelet, extrait d'Histoire de la révolution française. Notre analyse sur « Le sacrifice fut, dans ces jours, véritablement universel... », extrait d'Histoire de la révolution française de Michelet a été rédigé par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Histoire de la révolution française”

    Nous allons étudier un extrait de l'Histoire de la révolution française de Jules Michelet, tiré de VII, 8. En 1792, la France est envahie par les armées de l'Europe qui veulent rétablir la monarchie. Michelet nous raconte le sacrifice d'un peuple qui se bat pour la liberté et la patrie, « la France gagna trois jours après, la bataille de Valmy ».

    Le passage étudié nous rapporte la levée en masse du peuple et son sacrifice. Michelet recrée l'événement pour lui donner un sens glorieux tant au niveau de la révolution que de la levée en masse et du peuple. Nous étudierons dans un premier temps les procédés de l'écriture et en dernier lieu, nous analyserons l'aspect épique du passage au sens de la célébration du peuple.

    Texte étudié : Histoire de la révolution française : « Le sacrifice fut, dans ces jours, véritablement universel... » : Jules Michelet

    C'était avec un véritable sentiment religieux que des milliers d'hommes, à peine armés, mal équipés encore, demandaient à traverser l'Assemblée nationale. Leurs paroles souvent emphatiques et déclamatoires, qui témoignent de leur impuissance pour exprimer ce qu'ils sentaient, n'en sont pas moins empreintes du sentiment très vif de foi qui remplissait leur cœur. Ce n'est pas dans les discours préparés de leurs orateurs qu'il faut chercher ces sentiments, mais dans les cris, les exclamations qui s'échappent de leurs poitrines. « Nous venons comme à l'église », disait l'un. - Et un autre : « Pères de la patrie, nous voici ! Vous bénirez vos enfants. »
    Le sacrifice fut dans ces jours, véritablement universel, immense et sans bornes. Plusieurs centaines de mille donnèrent leurs corps et leur vie, d'autres leur fortune, tous leurs cœurs, d'un même élan...
    Dans les colonnes interminables de ces dons infinis d'un peuple, relevons telle ligne, au hasard.
    De pauvres femmes de la Halle apportent quatre mille francs, le produit apparemment de quelques grossiers joyaux, leur anneau de mariage ?...
    Plusieurs femmes des départements, spécialement du Jura, avaient dit que, tous les hommes partant, elles pourraient monter la garde. C'est aussi ce qu'offrit, dans l'Assemblée nationale, une mercière de la rue Saint-Martin, qui vint avec son enfant. La mère donne sa croix, un cœur en or et son dé d'argent. L'enfant, une petite fille, donne ce qu'elle a, une petite timbale d'argent et une pièce de cinq sols. Ce dé, l'instrument du travail pour la pauvre veuve, la petite pièce qui fait toute la fortune de l'enfant !... Ah ! Trésor !... Et comment la France, avec cela, n'aurait-elle pas vaincu ? Dieu te le rende au ciel, enfant ! C'est avec ton dé de travail et ta petite pièce d'argent que la France va lever des armées, gagner des batailles, briser les rois à Jemmapes... Trésor sans fond... On puisera, et il en restera toujours. Et plus il viendra d'ennemis, plus on trouvera encore. Il y en aura, au bout de deux ans, pour solder nos douze armées.