Offrez-vous une analyse en moins de 2 minutes.

2500 résumés et analyses de livre rédigés par des pros.    Découvrez nos abonnements

Commentaire composé La pieuvre de “Oeuvres poétiques (Hugo)

Encore 5 téléchargements disponibles ce mois-ci Télécharger l'analyse (.doc)
Victor Hugo Oeuvres poétiques (Hugo)
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur La pieuvre de Victor Hugo, extrait de \"Les travailleurs de la mer\" de Victor Hugo. Cette analyse sur La pieuvre de Victor Hugo a été rédigée par un professeur de français.

    • 8 pages de commentaire composé
    • format .pdf
    • style abordable & grand public
  • Télécharger le commentaire maintenant!

  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Oeuvres poétiques (Hugo)”

    Dans Les Travailleurs de la mer, Victor Hugo raconte, lui aussi, le
    combat de son héros Gilliatt contre un adversaire étrange, qu'il ne
    voit pas, mais qui enroule autour de son bras droit, puis de son
    torse, des lanières munies de ventouses.

    Le romancier interrompt alors la narration pour consacrer un
    chapitre entier à l'animal qui met Gilliat en danger de mort, la
    pieuvre.

    Texte étudié : « La pieuvre » (Les travailleurs de la mer, Victor Hugo)

    La pieuvre n'a pas de masse musculaire, pas de cri menaçant, pas de
    cuirasse, pas de corne, pas de dard, pas de pince, pas de queue prenante
    ou contondante, pas d'ailerons tranchants, pas d'ailerons onglés, pas
    d'épines, pas d'épée, pas de décharge électrique, pas de virus, pas de
    venin, pas de griffes, pas de bec, pas de dents. La pieuvre est de toutes
    les bêtes la plus formidablement armée.
    Qu'est-ce donc que la pieuvre ? C'est la ventouse. (...)
    Une forme grisâtre oscille dans l'eau ; c'est gros comme le bras et long
    d'une demi-aune (1) environ ; c'est un chiffon ; cette forme ressemble à
    un parapluie fermé qui n'aurait pas de manche. Cette loque avance vers
    vous peu à peu. Soudain, elle s'ouvre, huit rayons s'écartent brusquement
    autour d'une face qui a deux yeux ; ces rayons vivent ; il y a du
    flamboiement dans leur ondoiement ; c'est une sorte de roue ; déployée,
    elle a quatre ou cinq pieds (2) de diamètre. Épanouissement effroyable.
    Cela se jette sur vous.
    L'hydre (3) harponne l'homme.
    Cette bête s'applique sur sa proie, la recouvre, et la noue de ses longues
    bandes. En dessous elle est jaunâtre, en dessus elle est terreuse ; rien ne
    saurait rendre cette inexplicable nuance poussière ; on dirait une bête
    faite de cendre qui habite l'eau. Elle est arachnéide par la forme (4) et
    caméléon par la coloration. Irritée, elle devient violette. Chose
    épouvantable, c'est mou.
    Ses noeuds garrottent ; son contact paralyse.
    Elle a un aspect de scorbut et de gangrène ; c'est de la maladie arrangée
    en monstruosité.
    (Victor HUGO, Les Travailleurs de la mer (2ème partie, Livre IV, chapitre
    II), La pieuvre)