Offrez-vous une analyse en moins de 2 minutes.

2500 résumés et analyses de livre rédigés par des pros.    Découvrez nos abonnements

Commentaire composé Teone de “Le Monde comme il va

Encore 5 téléchargements disponibles ce mois-ci Télécharger l'analyse (.doc)
Voltaire Le Monde comme il va
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur Teone dans \"Le Monde comme il va\" de Voltaire. Cette analyse sur Teone, extrait du Monde comme il va de Voltaire a été rédigée par un professeur de français.

    • format .pdf
    • style abordable & grand public
  • Télécharger le commentaire maintenant!

  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Le Monde comme il va”

    Les philosophes des Lumières ont marqué le domaine des idées et de la littérature par leurs remises en question fondées sur la \"raison éclairée\" de l'être humain et sur l'idée de liberté. Voltaire, qui est l'un d'entre eux, exprime à travers un conte philosophique, Le Monde comme il va, ses idées nouvelles sur la politique et l'importance de la vertu. C'est à travers le regard étranger de Babouc que Voltaire se livre à cette critique.

    Dans le passage étudié, Babouc fait la connaissance d'une femme, Téone, et celle-ci détermine le compte-rendu que Babouc doit faire : détruire ou non Persépolis. C'est pourquoi nous allons faire dans un premier temps le portrait de Téone, puis dans un second temps nous étudierons la conclusion finale et enfin, nous verrons quel est le compte-rendu final de Babouc.

    Texte étudié : Teone (\"Le monde comme il va\", Voltaire)

    Apprenez, lui dit la belle dame chez laquelle il soupait, que celles qu'on
    appelle quelquefois de malhonnêtes femmes ont presque toujours le
    mérite d'un très honnête homme ; et pour vous en convaincre, venez
    demain dîner avec moi chez la belle Téone. Il y a quelques vieilles vestales
    qui la déchirent ; mais elle fait plus de bien qu'elles toutes ensemble. Elle
    ne commettrait pas une légère injustice pour le plus grand intérêt ; elle ne
    donne à son amant que des conseils généreux; elle n'est occupée que de
    sa gloire : il rougirait devant elle, s'il avait laissé échapper une occasion
    de faire du bien ; car rien n'encourage plus aux actions vertueuses que
    d'avoir pour témoin et pour juge de sa conduite une maîtresse dont on
    veut mériter l'estime.
    Babouc ne manqua pas au rendez-vous. Il vit une maison où régnaient
    tous les plaisirs. Téone régnait sur eux; elle savait parler à chacun son
    langage. Son esprit naturel mettait à son aise celui des autres ; elle
    plaisait sans presque le vouloir; elle était aussi aimable que bienfesante;
    et, ce qui augmentait le prix de toutes ses bonnes qualités, elle était belle.
    Babouc, tout Scythe et tout envoyé qu'il était d'un génie, s'aperçut que,
    s'il restait encore à Persépolis, il oublierait Ituriel pour Téone. Il
    s'affectionnait à la ville, dont le peuple était poli, doux, et bienfesant,
    quoique léger, médisant, et plein de vanité. Il craignait que Persépolis ne
    fût condamnée ; il craignait même le compte qu'il allait rendre.
    Voici comme il s'y prit pour rendre ce compte. Il fit faire par le meilleur
    fondeur de la ville une petite statue composée de tous les métaux, des
    terres et des pierres les plus précieuses et les plus viles ; il la porta à
    Ituriel : Casserez-vous, dit-il, cette jolie statue, parceque tout n'y est pas
    or et diamants ? Ituriel entendit à demi-mot ; il résolut de ne pas même
    songer à corriger Persépolis, et de laisser aller le monde comme il va ;
    car, dit-il, si tout n'est pas bien, tout est passable. On laissa donc
    subsister Persépolis, et Babouc fut bien loin de se plaindre, comme Jonas,
    qui se fâcha de ce qu'on ne détruisait pas Ninive. Mais quand on a été
    trois jours dans le corps d'une baleine, on n'est pas de si bonne humeur
    que quand on a été à l'opéra, à la comédie, et qu'on a soupé en bonne
    compagnie.