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Commentaire composé Le noeud de l'action de “Roméo et Juliette

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William Shakespeare Roméo et Juliette
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur l'acte III, scène 1 de Roméo et Juliette : \"Le noeud de l'action\" (de Shakespeare). Cette analyse sur l'acte III, scène 1 de Roméo et Juliette de Shakespeare (Le noeud de l'action) a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Roméo et Juliette”

    Au début de la scène, il faut imaginer Roméo radieux, revenant de la cellule de frère Laurent où il a pris congé de sa toute nouvelle épouse et comptant avec impatience les heures qui le séparent de la nuit bienheureuse où il la rejoindra. Rien d'étonnant à ce qu'il se sente pleine de charité et de bienveillance à l'égard de l'humanité entière, fut-elle querelleuse et provocante. Roméo se présente comme un défenseur de la paix à tout prix, même si son respect scrupuleux des ordres du prince a en réalité des raisons moins immédiatement civiques qu'il ne le prétend.

    Cet extrait constitue le nœud de l'action. La pièce bascule dans un avenir de plus en plus dramatique. Le meurtre de Tybalt compromet l'avenir des deux amants. Ce passage est déterminant puisqu'en vengeant son ami Mercutio, Roméo tue Tybalt et sera condamné à l'exil par le Prince.

    Texte étudié: Shakespeare, Roméo et Juliette, Le noeud de l'action

    Roméo. - Dégaine, Benvolio, et abattons leurs armes... Messieurs, par pudeur, reculez devant
    un tel outrage : Tybalt ! Mercutio ! Le Prince a expressément interdit les rixes dans les rues de Vérone.
    Arrêtez, Tybalt ! Cher Mercutio ! (Roméo étend son épée entre les combattants. Tybalt atteint
    Mercutio par-dessous le bras de Roméo et s'enfuit avec ses partisans.)
    Mercutio. - Je suis blessé... Malédiction sur les deux maisons ! Je suis expédié... Il est parti !
    Est-ce qu'il n'a rien ? (Il chancelle.)
    Benvolio, soutenant Mercutio. - Quoi, es-tu blessé ?
    Mercutio. - Oui, oui, une égratignure, une égratignure, Morbleu, c'est bien suffisant... Où est
    mon page ? Maraud, va me chercher un chirurgien. (Le page sort.)
    Roméo. - Courage, ami : la blessure ne peut être sérieuse.
    Mercutio. - Non, elle n'est pas aussi profonde qu'un puits, ni aussi large qu'une porte d'église ;
    mais elle est suffisante, elle peut compter : demandez à me voir demain, et, quand vous me
    retrouverez, j'aurai la gravité que donne la bière. Je suis poivré, je vous le garantis, assez pour ce bas
    monde... Malédiction sur vos deux maisons !... Moi, un homme, être égratigné à mort par un chien,
    un rat, une souris, un chat ! par un fier-à-bras, un gueux, un maroufle qui ne se bat que par règle
    d'arithmétique ! (À Roméo.) Pourquoi diable vous êtes-vous mis entre nous ? J'ai reçu le coup pardessous
    votre bras.
    Roméo. - J'ai cru faire pour le mieux.
    Mercutio. - Aide-moi jusqu'à une maison, Benvolio, ou je vais défaillir... Malédiction sur vos
    deux maisons ! Elles ont fait de moi de la viande à vermine... Oh ! J'ai reçu mon affaire, et bien à
    fond... Vos maisons ! (Mercutio sort, soutenu par Benvolio.)
    Roméo, seul. - Donc un bon gentilhomme, le proche parent du Prince, mon intime ami, a reçu le
    coup mortel pour moi, après l'outrage déshonorant fait à ma réputation par Tybalt, par Tybalt, qui
    depuis une heure est mon cousin !... Ô ma douce Juliette, ta beauté m'a efféminé ; elle a amolli la
    trempe d'acier de ma valeur
    Rentre Benvolio.
    Benvolio. - Ô Roméo, Roméo ! Le brave Mercutio est mort. Ce galant esprit a aspiré la nuée,
    trop tôt dégoûté de cette terre.
    Roméo. - Ce jour fera peser sur les jours à venir sa sombre fatalité : il commence le malheur,
    d'autres doivent l'achever.
    Rentre Tybalt.
    Benvolio. - Voici le furieux Tybalt qui revient.
    Roméo. -Vivant ! Triomphant ! Et Mercutio tué ! Remonte au ciel, circonspecte indulgence, et
    toi, furie à l'oeil de flamme, sois mon guide maintenant ! Ah ! Tybalt, reprends pour toi ce nom
    d'infâme que tu m'as donné tout à l'heure : l'âme de Mercutio n'a fait que peu de chemin au-dessus de
    nos têtes, elle attend que la tienne vienne lui tenir compagnie. Il faut que toi ou moi, ou tous deux,
    nous allions le rejoindre.
    Tybalt. - Misérable enfant, tu étais son camarade ici-bas : c'est toi qui partiras d'ici avec lui.
    Roméo, mettant l'épée à la main. - Voici qui en décidera. (Ils se battent. Tybalt tombe.)
    Benvolio. - Fuis, Roméo, va-t-en ! Les citoyens sont sur pied, et Tybalt est tué... Ne reste pas là
    stupéfait. Le Prince va te condamner à mort, si tu es pris... Hors d'ici ! va-t'en ! Fuis !
    Roméo. - Oh ! je suis le bouffon de la fortune !
    Benvolio. - Qu'attends-tu donc ? (Roméo s'enfuit.) Entre une foule de citoyens armés.
    (Shakespeare, Roméo et Juliette, Le noeud de l'action)