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Alain Fournier

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Henri-Alban Fournier (qui prendra en littérature le pseudonyme d’Alain-Fournier) est né le 3 octobre 1886 dans le Cher, à la Chapelle-d’Angillon où ses parents sont instituteurs. Pendant toute son enfance, il est nourri par les paysages du Berry et de la Sologne.

Son père est nommé instituteur à Epineuil-le-Fleuriel en 1891, et le futur Alain-Fournier sera son élève jusqu’en 1898, avant d’entrer comme pensionnaire au lycée Voltaire à Paris. En 1901, il veut devenir marin et il suit des cours au lycée de Brest pour se préparer à l’école navale. Il va renoncer à ces études et retourne l’année suivante au lycée de Bourges pour y achever son baccalauréat.

En 1903, Alain-Fournier veut devenir professeur et il entame donc des études supérieures au lycée Lakanal, à Sceaux, où il rencontre Jacques Rivière qui deviendra son ami (ils ont fait ensemble une importante correspondance), puis son beau-frère. Jacques Rivière épousera en 1909 Isabelle Fournier, la sœur d’Alain-Fournier qui est 3 ans plus jeune que lui.
" La rencontre " (1905-1907)

Le 1er juin 1905, Alain voit surgir des marches du Grand-Palais, à Paris, la jeune fille de ses rêves. Il la suivra jusque chez elle et dix jours plus tard, il décida de l’aborder. Il aura une longue conversation avec cette jeune fille, Yvonne de Quiévrecourt. Cette rencontre va déterminer la vie d’Alain-Fournier. Il la perdra un peu plus tard.

En 1906, Alain-Fournier guette vainement la jeune fille sur le Cours-la-Reine, et confie le soir même à Jacques Rivière : " Elle n’est pas venue. D’ailleurs fut-elle venue, qu’elle n’aurait pas été la même. " Il échoue au concours d’entrée à l’Ecole normale.

En 1907, au terme d’une ultime année au khâgne au lycée Louis-le-Grand, il échoue de nouveau à l’Ecole normale. Il vient en plus d’apprendre le récent mariage d’Yvonne de Quiévrecourt. En 1908 et 1909, il fait son service militaire. Toujours hanté par le souvenir d’Yvonne, il écrit des poèmes et des essais qui seront plus tard repris sous le titre Miracles.
 
Le roman, la guerre, la mort (1910-1914)

Alain-Fournier décide en 1910 de vivre du journalisme et collabore à Paris-journal. Il a une relation avec Jeanne B., une modiste de la rue Chanoinesse rencontrée autrefois à Bourges. Il se donne tout entier à elle. Ils rompent, se remettent ensemble pour se quitter définitivement en 1912.

Entre 1910 et 1912, Le Grand Meaulnes avance. En 1912, il quitte la rédaction de Paris-journal et devient le secrétaire de Casimir-Périer avant d’entamer avec la femme de celui-ci, l’actrice Simone, une liaison orageuse. Vers 1913, Le Grand Meaulnes achevé depuis quelques mois paraît dans La Nouvelle Revue française (de juillet à octobre 1913), puis en volume chez Emile-Paul. Le roman manque de peu le prix Goncourt.

L’auteur est plein de projets. Il commence un nouveau roman, Colombe Blanchet, qui restera inachevé. Mobilisé dès la déclaration de guerre, en août 1914, il rejoint le front comme lieutenant d’infanterie. Le 22 septembre 1914, il est tué aux Eparges, dans les Hauts-de-Meuse. Son corps ne sera jamais retrouvé. Il est mort alors qu’il n’avait pas encore 28 ans et que son unique roman connaissait un très grand succès.

La Correspondance qu’il entretint avec Jacques Rivière (1905-1914, publiée en 1926-1928) permet de cerner ses goûts littéraires : les symbolistes, Maurice Maeterlinck, Jules Laforgue, Francis Jammes, Arthur Rimbaud, André Gide, etc.