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David Hume

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Le philosophe a écrit une courte notice autobiographique peu avant son décès.

Né à Édimbourg d'une famille de la petite noblesse des Borders, Hume est le cadet d'une fratrie de trois. Son père meurt alors qu'il est en bas âge. Sa famille le pousse à faire carrière dans le droit, mais il est pris d'une « insurmontable aversion pour toutes choses, hormis pour les études de philosophie et le savoir général ». Il gagne Bristol en 1734 et s'essaye dans le commerce, sans passion. Il voyage en France pendant près de 3 ans, en séjournant en particulier à Reims et à La Flèche (dans la Sarthe actuelle). Âgé de 26 ans il achève de rédiger son Traité de la nature humaine, publié à Londres en 1737. Cette œuvre est un échec auprès du public, le livre « tombe mort-né de la presse ». Elle est aujourd'hui considérée comme l'une des œuvres les plus importantes de la philosophie occidentale.

Il rejoint sa famille, en Écosse, en 1738 et fait publier la première partie de ses Essais en 1742 à Édimbourg. En 1745, il devient le précepteur du marquis d'Annandale, puis en 1746, le secrétaire du général Saint-Clair et rejoint Vienne et Turin. Il publie alors ses Recherches sur l'entendement humain qui ne rencontre guère de succès.

Il revient en Écosse en 1749, écrit ses Discours politiques et ses Recherches sur les principes de la morale, ces derniers étant une refonte partielle de son Traité de la nature humaine et que Hume considère comme son chef-d'œuvre. Sa réputation de philosophe commence alors à germer. En 1751, il rejoint Édimbourg et publie en 1752 ses Discours politiques, ouvrage bien accueilli. La sortie londonienne de ses Recherches sur les principes de la morale se fait cependant dans une certaine indifférence.

En 1752, il prend la fonction de bibliothécaire du corps des avocats d'Edimbourg. Cette situation lui inspire le projet d'une Histoire d'Angleterre. Le premier volume, consacré aux Stuart, est cependant vivement et unanimement critiqué. En 1757 il publie à Londres son Histoire naturelle de la religion. Le deuxième volume de son Histoire d'Angleterre sort en 1756, consacré à la période allant de la mort de Charles Ier d'Angleterre jusqu'à la révolution, puis en 1759, celui consacré aux Tudors. La série s'achève en 1761 par les deux derniers volumes, le tout rencontrant un succès mitigé. Il se retire alors à la campagne, songeant à une retraite paisible.

Il accepte cependant un poste de secrétaire à l'ambassade de France qui lui est proposé en 1763 par le comte de Hertford et il rejoint ainsi Paris. En 1767 il devient charge d'affaires. Il quitte cette fonction en 1766 pour être nommé sous-secrétaire d'état à Londres. Il regagne l'Angleterre en compagnie de Jean-Jacques Rousseau, avec lequel il va se brouiller. Cette querelle défraie la chronique dans toute l'Europe éclairée. Il retourne à Édimbourg en 1769.

À partir de 1775, il commence à ressentir les effets d'une tumeur intestinale qui va l'emporter un an plus tard, à l'âge de soixante-cinq ans.

De manière anecdotique, son autobiographie est truffée de détails sur l'accroissement progressif de son patrimoine, passant d'une relative pauvreté à une certaine opulence. Elle se termine par une analyse de son caractère : « doux, maître de moi-même, d'une humeur gaie et sociale, capable d'amitié mais très peu susceptible de haine, et très modéré dans toutes mes passions ».

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