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Maurice Merleau-Ponty

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Maurice Merleau-Ponty est un philosophe français, né à Rochefort-sur-Mer le 14 mars 1908 et mort le 3 mai 1961 à Paris.

Après des études secondaires terminées au lycée Louis-le-Grand à Paris, Maurice Merleau-Ponty devient élève de l'École normale supérieure, à la même époque que Sartre, et est reçu second à l'agrégation de philosophie en 1930.

D'abord professeur à Beauvais (1931-1933), puis à Chartres (1934-1935), ensuite répétiteur à l'École normale supérieure (1935-1939) et mobilisé au 5e régiment d'Infanterie et à l'état-major de la 59e division légère d'infanterie (1939-1940), il enseigne aussi au lycée Carnot (1940-1944) et en première supérieure au lycée Condorcet (1944-1945). Enfin, il obtient un doctorat de lettres en 1945 avec deux livres très importants : La Structure du comportement (1942) et la Phénoménologie de la perception (1945).

Il devient ensuite professeur de philosophie à l’université de Lyon (de 1945 à 1948), puis professeur de psychologie de l’enfant et de pédagogie à l’université de La Sorbonne (de 1949 à 1952). Enfin, il devient titulaire de la chaire de philosophie du Collège de France à partir de 1952, jusqu’à sa mort en 1961.


Merleau-Ponty fut aussi membre du comité directeur de la revue Les Temps modernes en tant qu’éditorialiste politique, de la fondation de la revue en octobre 1945 jusqu’en décembre 1952, soit à l’époque de la rupture de son amitié avec Sartre (la «rupture» eut lieu en juillet 1953)[1]. Supportant difficilement l’attitude qu’avait prise, à partir de 1950 (à l'époque de la guerre de Corée), Sartre dans la direction des Temps modernes, qui venait de se permettre de publier son article «Les communistes et la paix» (1952) sans prévenir quiconque à la revue, Merleau-Ponty appela Sartre après que celui-ci ait fait sauter sans l’avertir un texte qu’il avait rédigé pour chapeauter un article marxiste (de Sartre), qu’il estimait ne pas être publiable sans ce chapeau (dans le numéro de décembre 1952)[2]. La conversation téléphonique, tendue, dura deux heures[3], puis fut suivie de trois longues lettres où s’expriment bien sûr leurs désaccords politiques, ainsi que leurs désaccords sur le rôle de l’intellectuel, mais aussi des divergences philosophiques, voire personnelles. Ces lettres marqueront la rupture de leur amitié qui datait de leurs années d’études à l’École normale supérieure – une rupture qui ne semble jamais avoir été acceptée par l’un comme par l’autre, selon François Ewald[4].

Il meurt d'un arrêt cardiaque le soir du 3 mai 1961, à l'âge de 53 ans.



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