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Commentaire composé Les Petites vieilles de “Les Fleurs du Mal

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Charles Baudelaire Les Fleurs du Mal
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"Les Petites Vieilles\" de Baudelaire (Les fleurs du mal). Cette analyse sur Les Petites Vieilles de Baudelaire a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Les Fleurs du Mal”

    Ce n'est pas une des moindre originalités de Baudelaire de s'intéresser aux exclus, aux marginaux, aux oubliés de la vie : pauvres et miséreux en tout genre, comme le « Désespoir de la Vieille » publié dans le Spleen de Paris ou ces « Petites Vieilles ». 

    Publié en 1859 dans la Revue contemporaine avec « Les Sept Vieillards » sous le titre de Fantômes parisiens, et tous deux dédiés à Victor Hugo, le poème « Les Petites Vieilles » sera intégré deux ans plus tard dans la seconde édition des Fleurs du Mal et prendra place dans la nouvelle section qui apparaît alors, Tableaux parisiens.

    Texte étudié \"Les Petites Vieilles\" (les Fleurs du mal, 1857) :

    A Victor hugo,
    Telles vous cheminez, stoïques et sans plaintes,
    A travers le chaos des vivantes cités,
    Mères au coeur saignant, courtisanes ou saintes,
    Dont autrefois les noms par tous étaient cités.
    Vous qui fûtes la grâce ou qui fûtes la gloire,
    Nul ne vous reconnaît ! un ivrogne incivil
    Vous insulte en passant d'un amour dérisoire ;
    Sur vos talons gambade un enfant lâche et vil.
    Honteuses d'exister, ombres ratatinées,
    Peureuses, le dos bas, vous côtoyez les murs ;
    Et nul ne vous salue, étranges destinées !
    Débris d'humanité pour l'éternité mûrs !
    Mais moi, moi qui de loin tendrement vous surveille,
    L'oeil inquiet, fixé sur vos pas incertains,
    Tout comme si j'étais votre père, ô merveille !
    Je goûte à votre insu des plaisirs clandestins :
    Je vois s'épanouir vos passions novices ;
    Sombres ou lumineux, je vis vos jours perdus ;
    Mon coeur multiplié jouit de tous vos vices !
    Mon âme resplendit de toutes vos vertus !
    Ruines ! ma famille ! ô cerveaux congénères !
    Je vous fais chaque soir un solennel adieu !
    Où serez-vous demain, Eves octogénaires,
    Sur qui pèse la griffe effroyable de Dieu ?

     

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