Offrez-vous une analyse en moins de 2 minutes.

2500 résumés et analyses de livre rédigés par des pros.    Découvrez nos abonnements

Commentaire composé Avant-dernier chapitre de “La Peste

Encore 5 téléchargements disponibles ce mois-ci Télécharger l'analyse (.doc)
Albert Camus La Peste
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur l'avant dernier chapitre de \"La Peste\" de Camus : \"Rieux marchait toujours... tendresse humaine\". Cette analyse sur l'avant dernier chapitre de La Peste a été rédigée par un professeur de français.

    • 2 pages de commentaire composé
    • format .pdf
    • style abordable & grand public
  • Télécharger le commentaire maintenant!

  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “La Peste”

    Le passage que nous allons tenter d'analyser se situe à la toute fin du roman (avant-dernier chapitre). Nous sommes en Février, la maladie régresse peu à peu. Les portes de la ville s'ouvrent et les habitants, enfin libérés, n'oublieront jamais cette difficile épreuve qui les a confrontés à l'absurdité de leur existence et à la précarité de la condition humaine. Bernard Rieux, médecin, se sauve de l'absurde en se consacrant à sa tâche quotidienne, en perpétuant la vie contre tout ce qui peut la mettre en péril, acceptant l'irrémédiable (comme la mort de sa femme). Il est le \"révolté\" du roman, qui tire sa grandeur de la conscience de ses propres limites. Jean Rambert est un journaliste de Paris incarnant le personnage de l'exilé, prisonnier de la ville, éloigné de la femme qu'il aime ; il tente de s'évader mais quand il pourrait y parvenir, il décide de rester. Enfin, notons que le roman n'est pas divisé en chapitres mais en cinq grandes parties ; ces grandes unités narratives se prêtent ellesmêmes à un découpage qui suit la progression dramatique de la maladie.

    Texte étudié: Avant-dernier chapitre de La Peste de Camis : Rieux :

    Rieux marchait toujours. À mesure qu'il avançait, la foule grossissait autour de lui, le vacarme s'enflait et il lui semblait que les faubourgs, qu'il voulait atteindre, reculaient d'autant. Peu à peu, il se fondait dans ce grand corps hurlant dont il comprenait de mieux en mieux le cri qui, pour une part au moins, était son cri. Oui, tous avaient souffert ensemble, autant dans leur chair que dans leur crâne, d'une vacance difficile, d'un exil sans remède et d'une soif jamais contentée. Parmi ces amoncellement de morts, les timbres des ambulances, les avertissements de ce qu'il est convenu d'appeler le destin, le piétinement obstiné de la peur et la terrible révolte de leur coeur, une grande rumeur n'avait cessé de courir et d'alerter ces êtres épouvantés, leur disant qu'il fallait retrouver leur vraie
    patrie. Pour eux tous leur vraie patrie se trouvait au-delà des murs de cette ville étouffée. Elle était dans les broussailles odorantes sur les collines, dans la mer, les pays libres et le poids de l'amour. Et c'était vers elle, c'était vers le bonheur, qu'ils voulaient revenir, se détournant du reste avec dégoût.
    Quant au sens que pouvait avoir cet exil et ce désir de réunion, Rieux n'en savait rien. Marchant toujours, pressé de toutes parts, interpellé, il arrivait peu à peu dans des rues moins encombrées et pensait qu'il n'est pas important que ces choses aient un sens ou non, mais qu'il faut voir seulement ce qui est répondu à l'espoir des hommes.
    Lui savait désormais ce qui est répondu et il l'apercevait mieux dans les premières rues des faubourg, presque désertes. Ceux qui, s'en tenant au peu qu'ils étaient, avaient désiré seulement retourner dans la maison de leur amour, étaient quelquefois récompensés. Certes, quelques uns d'entre eux continuaient de marcher dans la ville, solitaires, privés de l'être qu'ils attendaient. Mais d'autres comme Rambert, que le docteur avait quitté le matin même en lui disant \"Courage, c'est maintenant qu'il faut avoir raison », avaient retrouvé sans hésiter l'absent qu'ils avaient cru perdu. Pour quelques temps au moins, ils seraient heureux. Ils savaient maintenant que s'il est une chose qu'on puisse désirer toujours et obtenir quelquefois, c'est la tendresse humaine. (Camus, La Peste, Avant Denier chapitre : Rieux)