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Commentaire composé Chapitre 8 : O mon passé, ma petite enfance de “Le livre de ma mère

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Albert Cohen Le livre de ma mère
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur le chapitre 8 de \"Le livre de ma mère\" d'Albert Cohen : ô mon passé, ô ma petite enfance. Notre analyse sur ô mon passé, ô ma petite enfance (chapitre 8 du Livre de ma mère) a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Le livre de ma mère”

    Le livre de ma mère a connu un grand succès. L'écriture est remarquable et on note la grande authenticité de cette oeuvre autobiographique, de cet hommage. C'est aussi une confession lyrique, un chant d'amour et de désespoir.

    Ici c'est un extrait du chapitre VIII qui commence par \"Pleurer sa mère, c'est pleurer son enfance\". A la recherche d'un passé heureux (premier axe), Albert Cohen opère une reconstruction originale (deuxième axe). Son évocation nostalgique le conduit au constat de son impuissance et de la nécessité de mourir (troisième axe).

    Passage de l'oeuvre \"Le livre de ma mère\" analysé : ô mon passé, ma petite enfance :

    Ô mon passé, ma petite enfance, ô chambrette, coussins brodés de petits
    chats rassurants, vertueuses chromos, conforts et confitures, tisanes,
    pâtes pectorales, arnica, papillon du gaz dans la cuisine, sirop d'orgeat,
    antiques dentelles, odeurs, naphtalines, veilleuses de porcelaine, petits
    baisers du soir, baisers de Maman qui me disait, après avoir bordé mon
    lit, que maintenant j'allais faire mon petit voyage dans la lune avec mon
    ami un écureuil. Ô mon enfance, gelées de coings, bougies roses,
    journaux illustrés du jeudi, ours en peluche, convalescences chéries,
    anniversaires, lettres du Nouvel An sur du papier à dentelures, dindes de
    Noël, fables de La Fontaine idiotement récitées debout sur la table,
    bonbons à fleurettes, attentes des vacances, cerceaux, diabolos, petites
    mains sales, genoux écorchés et j'arrachais la croûte toujours trop tôt,
    balançoires des foires, cirque Alexandre où elle me menait une fois par an
    et auquel je pensais des mois à l'avance, cahiers neufs de la rentrée, sac
    d'école en faux léopard, plumiers japonais, plumiers à plusieurs étages,
    plumes Sergent-Major5, plumes baïonnette de Blanzy-Poure, goûters de
    pain et de chocolat, noyaux d'abricots thésaurisés, boîte à herboriser,
    billes d'agate, chansons de Maman, leçons qu'elle me faisait repasser le
    matin, heures passées à la regarder cuisiner avec importance, enfance,
    petites paix, petits bonheurs, gâteaux de Maman, sourires de Maman, ô
    tout ce que je n'aurai plus, ô charmes, ô sons morts du passé, fumées
    enfouies et dissoutes saisons. Les rives s'éloignent. Ma mort approche.