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Commentaire composé La nuit d'octobre de “Poésies complètes

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Alfred de Musset Poésies complètes
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur La Nuit d'Octobre d'Alfred de Musset. Cette analyse sur La Nuit d'Octobre de Musset a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Poésies complètes”

    De Musset écrit Les nuits juste après sa rupture avec G. Sand. Comme chacun sait, exprimer ses passions humaines permet de les contrôler. L'auteur se retrouve alors dans son cabinet d'étude là où la muse entendra sa confidence : une ancienne douleur se réveille bientôt et les émotions les plus tumultueuses agitent le poète avant d'aboutir au pardon. Nous étudierons tout d'abord la souffrance encore vive, puis nous verrons le portrait à charge de la femme bien aimée et enfin nous nous pencherons sur l'espoir d'un dépassement.

    Texte étudié: Alfred de Musset : La Nuit d'Octobre

    Honte à toi qui la première
    M'as appris la trahison,
    Et d'horreur et de colère
    M'as fait perdre la raison
    Honte à toi, femme à l'oeil sombre,
    Dont les funestes amours
    Ont enseveli dans l'ombre
    Mon printemps et mes beaux jours !
    C'est ta voix, c'est ton sourire,
    C'est ton regard corrupteur,
    Qui m'ont appris à maudire
    Jusqu'au semblant du bonheur;
    C'est ta jeunesse et tes charmes
    Qui m'ont fait désespérer
    Et si je doute des larmes,
    C'est que je t'ai vu pleurer.
    Honte à toi, j'étais encore
    Aussi simple qu'un enfant;
    Comme une fleur à l'aurore,
    Mon coeur s'ouvrait en t'aimant.
    Certes, ce coeur sans défense
    Put sans peine être abusé;
    Mais lui laisser l'innocence
    Était encor plus aisé.
    Honte à toi ! tu fus la mère
    De mes premières douleurs,
    Et tu fis de ma paupière
    Jaillir la source des pleurs !
    Elle coule, sois-en sûre,
    Et rien ne la tarira;
    Elle sort d'une blessure
    Qui jamais ne guérira;
    Mais dans cette source amère
    Du moins je me laverai,
    Et j'y laisserai, j'espère,
    Ton souvenir abhorré
    (Alfred de Musset : La Nuit d'Octobre)