Offrez-vous une analyse en moins de 2 minutes.

2500 résumés et analyses de livre rédigés par des pros.    Découvrez nos abonnements

Commentaire composé Certes votre loi, Seigneur de “Confessions

Encore 5 téléchargements disponibles ce mois-ci Télécharger l'analyse (.doc)
anonyme Confessions
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"certes votre loi, Seigneur\" de Saint Augustin. Notre analyse sur \"certes votre loi, Seigneur\" de Saint Augustin a été rédigée par un professeur de français.

    • 2 pages de commentaire composé
    • format .pdf
    • style abordable & grand public
  • Télécharger le commentaire maintenant!

  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Confessions”

    Dans cet extrait, St Augustin se confesse auprès de Dieu, il s'accuse d'un péché et s'en repend. Il ouvre son âme à Dieu et fait preuve d'une grande humilité. Il ne renie rien, avoue tout dans les détails les plus intimes de son être. Il reconnaît ses torts et ne cherche pas à enfouir cette part honteuse de son passé : au contraire, il l'exhume par le récit autobiographique, la fait revivre, et en tire les leçons.

    Texte étudié : \"Certes votre loi, Seigneur\", extrait des Confessions de Saint-Augustin

    Certes votre loi, Seigneur, condamne le larcin, une loi gravée dans le coeur des hommes, et que leur iniquité même n'abolit pas. Quel voleur accepte qu'on le vole ? Le riche n'admet pas l'excuse de l'indigence. Eh bien ! moi, j'ai voulu voler, et j'ai volé sans que la misère m'y poussât, rien que par insuffisance et mépris du sentiment de justice, par excès d'iniquité. Car j'ai volé ce que je possédais en abondance et de meilleure sorte. Ce n'est pas de l'objet convoité par mon vol que je voulais jouir, mais du vol même et du péché.

    Il y avait dans le voisinage de notre vigne un poirier chargé de fruits qui n'avaient rien de tentant, ni la beauté ni la saveur. En pleine nuit (selon notre exécrable habitude nous avions prolongé jusque-là nos jeux sur les places), nous nous en allâmes, une bande de mauvais garçons, secouer cet arbre et en emporter les fruits. Nous en fîmes un énorme butin, non pour nous en régaler, mais pour le jeter aux porcs. Sans doute nous en mangeâmes un peu, mais notre seul plaisir fut d'avoir commis un acte défendu.

    Voilà mon coeur, ô Dieu, voilà mon coeur dont vous avez eu pitié au fond de l'abîme. Qu'il vous dise maintenant, ce cœur que voilà, ce qu'il cherchait dans cet abîme, pour faire le mal sans raison, sans autre raison de le faire que sa malice même. Malice honteuse, et je l'ai aimée ; j'ai aimé ma propre perte ; j'ai aimé ma chute ; non l'objet qui me faisait choir, mais ma chute même, je l'ai aimée. O laideur de l'âme qui abandonnait votre soutien pour sa ruine, et ne convoitait dans l'infamie que l'infamie elle-même.