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Commentaire composé Le Petit chaperon rouge de “Contes

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Charles Perrault Contes
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"Le petit chaperon rouge\" de Charles Perrault (Contes). Cette analyse sur Le petit chaperon rouge de Charles Perrault a été rédigée par un professeur de français.

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    Extrait du commentaire composé du livre
    “Contes”

    Le Petit Chaperon rouge est inspiré d'une tradition orale mais pour la bienséance, Perrault a modifié la fin et a ôté les scènes de cannibalisme. Pour montrer que ce récit est bien un apologue, nous étudierons d'abord l'aspect dramatique et théâtral dans un premier temps, puis, dans un second temps nous analyserons le mélange Réalisme et Merveilleux. Enfin, nous découvrirons la symbolique des personnages.

    Texte étudié: Charles Perrault : Contes : Le petit chaperon rouge

    Il était une fois une petite fille de Village, la plus jolie qu'on eût su voir ;
    sa mère en était folle, et sa mère-grand plus folle encore. Cette bonne
    femme lui fit faire un petit chaperon rouge, qui lui seyait si bien, que
    partout on l'appelait le Petit Chaperon rouge.
    Un jour, sa mère, ayant cuit et fait des galettes, lui dit : Va voir comme se
    porte ta mère-grand, car on m'a dit qu'elle était malade. Porte-lui une
    galette et ce petit pot de beurre. Le Petit Chaperon rouge partit aussitôt
    pour aller chez sa mère-grand, qui demeurait dans un autre Village. En
    passant dans un bois elle rencontra compère le Loup, qui eut bien envie
    de la manger ; mais il n'osa, à cause de quelques Bûcherons qui étaient
    dans la Forêt. Il lui demanda où elle allait ; la pauvre enfant, qui ne savait
    pas qu'il est dangereux de s'arrêter à écouter un Loup, lui dit : Je vais voir
    ma Mère-grand, et lui porter une galette, avec un petit pot de beurre, que
    ma Mère lui envoie. Demeure-t-elle bien loin ? lui dit le Loup.
    Oh ! oui, dit le Petit Chaperon rouge, c'est par-delà le moulin que vous
    voyez tout là-bas, à la première maison du Village. Eh bien, dit le Loup, je
    veux l'aller voir aussi ; je m'y en vais par ce chemin-ci, et toi par ce
    chemin-là, et nous verrons qui plus tôt y sera. Le loup se mit à courir de
    toute sa force par le chemin qui était le plus court, et la petite fille s'en
    alla par le chemin le plus long, s'amusant à cueillir des noisettes, à courir
    après des papillons, et à faire des bouquets des petites fleurs qu'elle
    rencontrait.
    Le loup ne fut pas longtemps à arriver à la maison de la Mère-grand ; il
    heurte : Toc, toc. Qui est là ? C'est votre fille le Petit Chaperon rouge (dit
    le Loup, en contrefaisant sa voix) qui vous apporte une galette et un petit
    pot de beurre que ma Mère vous envoie. La bonne Mère-grand, qui était
    dans son lit à cause qu'elle se trouvait un peu mal, lui cria : Tire la
    chevillette, la bobinette cherra. Le Loup tira la chevillette et la porte
    s'ouvrit. Il se jeta sur la bonne femme, et la dévora en moins de rien ; car
    il y avait plus de trois jours qu'il n'avait mangé. Ensuite il ferma la porte,
    et s'alla coucher dans le lit de la Mère-grand, en attendant le Petit
    Chaperon rouge, qui quelque temps après vint heurter à la porte. Toc, toc.
    Qui est là ? Le Petit Chaperon rouge, qui entendit la grosse voix du Loup
    eut peur d'abord, mais croyant que sa Mère-grand était enrhumée,
    répondit : C'est votre fille le Petit Chaperon rouge, qui vous apporte une
    galette et un petit pot de beurre que ma Mère vous envoie. Le Loup lui
    cria en adoucissant un peu sa voix : Tire la chevillette, la bobinette cherra.
    Le Petit Chaperon rouge tira la chevillette, et la porte s'ouvrit.
    Le Loup, la voyant entrer, lui dit en se cachant dans le lit sous la
    couverture : Mets la galette et le petit pot de beurre sur la huche, et viens
    te coucher avec moi. Le Petit Chaperon rouge se déshabille, et va se
    mettre dans le lit, où elle fut bien étonnée de voir comment sa Mèregrand
    était faite en son déshabillé. Elle lui dit : Ma mère-grand, que vous
    avez de grands bras ? C'est pour mieux t'embrasser, ma fille.
    Ma mère-grand, que vous avez de grandes jambes ? C'est pour mieux
    courir, mon enfant. Ma mère-grand, que vous avez de grandes oreilles ?
    C'est pour mieux écouter, mon enfant. Ma mère-grand, que vous avez de
    grands yeux ? C'est pour mieux voir, mon enfant. Ma mère-grand, que
    vous avez de grandes dents. C'est pour te manger. Et en disant ces mots,
    ce méchant Loup se jeta sur le Petit Chaperon rouge, et la mangea.
    MORALITÉ
    On voit ici que de jeunes enfants,
    Surtout de jeunes filles
    Belles, bien faites, et gentilles,
    Font très mal d'écouter toute sorte de gens,
    Et que ce n'est pas chose étrange,
    S'il en est tant que le Loup mange.
    Je dis le Loup, car tous les Loups
    Ne sont pas de la même sorte ;
    Il en est d'une humeur accorte,
    Sans bruit, sans fiel et sans courroux
    Qui privés, complaisants et doux,
    Suivent les jeunes Demoiselles
    Jusque dans les maisons, jusque dans les ruelles ;
    Mais hélas ! qui ne sait que ces Loups doucereux,
    De tous les Loups sont les plus dangereux.
    (Charles Perrault : Contes : Le petit chaperon rouge)