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Commentaire composé Incipit de “Souvenirs d'égotisme

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Henri-Marie Stendhal Souvenirs d'égotisme
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur l'incipit de Souvenirs d'égotisme (chapitre 1) de Stendhal. Cette analyse sur le chapitre 1er de Souvenirs d'égotisme de Stendhal a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Souvenirs d'égotisme”

    Stendhal est surtout connu pour son oeuvre Le rouge et le noir. Dans ce texte, nous sommes dans l'incipit de son oeuvre Souvenirs d'Egotisme : il présente le texte, et annonce le plan de son oeuvre autobiographique.

    Texte étudié : Chapitre premier : Incipit de Souvenirs d'égotisme (de Stendhal)

    Pour employer mes loisirs dans cette terre étrangère, j'ai envie d'écrire un
    petit mémoire de ce qui m'est arrivé pendant mon dernier voyage à Paris,
    du 21 juin 1821 au... novembre 1830. C'est un espace de neuf ans et
    demi. Je me gronde moi-même depuis 2 mois, depuis que j'ai digéré la
    nouvelleté de ma position, pour entreprendre un travail quelconque. Sans
    travail, le vaisseau de la vie humaine n'a point de lest. J'avoue que le
    courage d'écrire me manquerait si je n'avais pas l'idée qu'un jour ces
    feuilles paraîtront imprimées et seront lues par quelque âme que j'aime,
    par un être tel que Mme Roland ou M. Gros, le géomètre. Mais les yeux
    qui liront ceci s'ouvrent à peine à la lumière, je suppute que mes futurs
    lecteurs ont 10 ou 12 ans.

    Ai-je tiré tout le parti possible pour mon bonheur des positions où le
    hasard m'a placé pendant les 9 ans que je viens de passer à Paris ? Quel
    homme suis-je ? Ai-je bon sens, ai-je du bon sens avec profondeur ?
    Ai-je un esprit remarquable ? En vérité, je n'en sais rien. Emu par ce qui
    m'arrive au jour le jour, je pense rarement à ces questions
    fondamentales, et alors mes jugements varient comme mon humeur. Mes
    jugements ne sont que des aperçus.

    Voyons si en faisant mon examen de conscience la plume à la main,
    j'arriverai à quelque chose de positif et qui reste longtemps vrai pour moi.
    Que penserai-je de ce que je me sens disposé à écrire en le relisant vers
    1835, si je vis ? Sera-ce comme pour mes ouvrages imprimés ? J'ai un
    profond sentiment de tristesse quand, faute d'autres livres, je les relis.
    Je sens, depuis un mois que j'y pense, une répugnance réelle à écrire
    uniquement pour parler de moi, du nombre de mes chemises, de mes
    accidents d'amour-propre. [...]

    Le génie poétique est mort, mais le génie du soupçon est venu au monde.
    Je suis profondément convaincu que le seul antidote qui puisse faire
    oublier au lecteur les éternels Je de l'auteur va écrire, c'est une parfaite
    sincérité. Aurai-je le courage de raconter les choses humiliantes sans les
    sauver des préfaces infinies ? Je l'espère.