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Commentaire composé Le vieillard et les trois jeunes hommes de “Fables

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Jean de La Fontaine Fables
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"Le Vieillard et les trois Jeunes Hommes\" de La Fontaine. Cette analyse sur Le vieillard et les trois Jeunes Hommes a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Fables”

    Cette fable est une méditation du fabuliste vieillissant sur la vieillesse et sur la mort. L'idée générale est que l'homme n'est pas maître de sa destinée. Dans la mesure où il n'a pas d'autre but que lui-même, il est esclave du sort qui peut l'anéantir à tout moment. Mais, dès l'instant où il pense aux autres, où il s'intègre au mouvement universel des générations, il est conscient de la fraternité humaine et n'a plus à redouter la mort. La fable se présente sous la forme d'un récit : à l'impertinence des jeunes gens (vers 1 à 12) répond le discours du vieillard (vers 13 à 27) puis c'est l'épilogue (vers 28 à 36) qui vient donner raison au vieillard.

    Fable de La Fontaine analysée: \"Le Vieillard et les trois Jeunes Hommes\"

    Un octogénaire plantait.
    Passe encor de bâtir ; mais planter à cet âge !
    Disaient trois jouvenceaux, enfants du voisinage ;
    Assurément il radotait.
    Car, au nom des Dieux, je vous prie,
    Quel fruit de ce labeur pouvez-vous recueillir ?
    Autant qu'un Patriarche il vous faudrait vieillir.
    A quoi bon charger votre vie
    Des soins d'un avenir qui n'est pas fait pour vous ?
    Ne songez désormais qu'à vos erreurs passées :
    Quittez le long espoir et les vastes pensées ;
    Tout cela ne convient qu'à nous.
    - Il ne convient pas à vous-mêmes,
    Repartit le Vieillard. Tout établissement
    Vient tard et dure peu. La main des Parques blêmes
    De vos jours et des miens se joue également.
    Nos termes sont pareils par leur courte durée.
    Qui de nous des clartés de la voûte azurée
    Doit jouir le dernier ? Est-il aucun moment
    Qui vous puisse assurer d'un second seulement ?
    Mes arrière-neveux me devront cet ombrage :
    Eh bien défendez-vous au Sage
    De se donner des soins pour le plaisir d'autrui ?
    Cela même est un fruit que je goûte aujourd'hui :
    J'en puis jouir demain, et quelques jours encore ;
    Je puis enfin compter l'Aurore
    Plus d'une fois sur vos tombeaux.
    Le Vieillard eut raison ; l'un des trois jouvenceaux
    Se noya dès le port allant à l'Amérique ;
    L'autre, afin de monter aux grandes dignités,
    Dans les emplois de Mars servant la République,
    Par un coup imprévu vit ses jours emportés.
    Le troisième tomba d'un arbre
    Que lui-même il voulut enter ;
    Et pleurés du Vieillard, il grava sur leur marbre
    Ce que je viens de raconter.