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Commentaire composé Le chien et le loup de “Phèdre

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Jean Racine Phèdre
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"Le chien et le Loup\" de Racine (extrait de Phèdre). Cette analyse sur Le chien et le loup de Racine (Phèdre) a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Phèdre”

    Le chien et le Loup de Racine est un récit où les animaux sont personnifiés, mis en scène, plus une morale = une visée argumentative dans le but d'instruire et divertir.

    On y relève deux formes d'énonciation : l'auteur édicte la morale et le récit : la morale au début, oriente la lecture du récit.
    La morale : présent de vérité générale, détermine plus une notion générique, plus une notion philosophique. Le récit vient préciser la morale.

    Texte étudié : Le chien et le loup, extrait de Phèdre (Racine) :

    - Combien la liberté est douce, c'est ce que je vais dire en peu de mots.
    Un chien bien nourri se trouva par hasard sur le chemin d'un loup d'une
    maigreur extrême. Ils se saluent et s'arrêtent.
    - D'où te vient, dis-moi, ce poil brillant ?
    - Que manges-tu pour avoir un tel embonpoint ? Moi qui suis bien plus
    fort que toi, je meurs de faim.
    Le chien, franchement, répond :
    - Cette condition t'appartient si tu peux rendre au maître les mêmes
    services que moi.
    - Lesquels ? dit l'autre.
    - Garder la porte, défendre, même la nuit, la maison contre les voleurs. -
    Eh bien, je suis prêt. Maintenant j'ai à supporter la neige, les pluies
    violentes ; dans les forêts je traîne une vie rude. Combien il me serait plus
    facile de vivre sous un toit et sans rien faire, de me rassasier largement.
    - Alors, viens avec moi.
    Chemin faisant, le loup voit le cou du chien que la chaîne avait pelé.
    - D'où vient cela, ami ?
    - Ce n'est rien.
    - Mais encore, dis !
    - Comme on me trouve un peu vif, on m'attache de jour, pour que je
    dorme le matin et que je veille, la nuit venue. Vers le soir on me délie et
    je puis errer où bon il me semble. Sans que je demande, on m'apporte du
    pain ; le maître me donne des os de sa table ; ses gens me jettent des
    morceaux et du ragoût quand personne n'en veut plus. Ainsi sans rien
    faire, je remplis mon ventre.
    - Bien, mais si tu veux t'en aller quelque part, le peux-tu ?
    - Pas tout à fait.
    - Alors, jouis de ce sort si vanté, Ô chien. Je ne voudrais pas d'un
    royaume, s'il doit m'en coûter la liberté.
    (Phèdre L.I-F.5, Le chien et le loup).