Offrez-vous une analyse en moins de 2 minutes.

2500 résumés et analyses de livre rédigés par des pros.    Découvrez nos abonnements

Commentaire composé L'arbre de “Oeuvres poétiques complètes

Encore 5 téléchargements disponibles ce mois-ci Télécharger l'analyse (.doc)
Jules Supervielle Oeuvres poétiques complètes
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"L'arbre\" de Supervielle. Cette analyse sur L'arbre de Supervielle a été rédigée par un professeur de français.

    • 3 pages de commentaire composé
    • format .pdf
    • style abordable & grand public
  • Télécharger le commentaire maintenant!

  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Oeuvres poétiques complètes”

    L'arbre est un poème écrit par Jules Supervielle en 1934. La problématique du recueil est l'intimisme métaphysique. Ce qui caractérise l'arbre (titre du poème) est qu'il est l'intermédiaire entre la terre et le ciel. L'homme peut-être à l'image de l'arbre, une sorte de pont entre le monde matériel dans lequel il vit et le ciel. En fait, si l'arbre fascine tellement l'homme, c'est que quelque part il lui ressemble.

    En effet, l'arbre est lui aussi voué au drame de la vie : la mort. Il est contemplation, fascination, méditation.

    Texte étudié : Supervielle, Les Amis Inconnus, L'arbre

    Il y avait autrefois de l'affection, de tendres sentiments,
    C'est devenu du bois.
    Il y avait une grande politesse de paroles,
    C'est du bois maintenant, des ramilles, du feuillage.
    Il y avait de jolis habits autour d'un coeur d'amoureuse
    Ou d'amoureux, oui, quel était le sexe?
    C'est devenu du bois sans intentions apparentes
    Et si l'on coupe une branche et qu'on regarde la fibre
    Elle reste muette
    Du moins pour les oreilles humaines,
    Pas un seul mot n'en sort mais un silence sans nuances
    Vient des fibrilles de toute sorte où passe une petite fourmi.
    Comme il se contorsionne l'arbre, comme il va dans tous les sens,
    Tout en restant immobile !
    Et par là-dessus le vent essaie de le mettre en route,
    Il voudrait en faire une espèce d'oiseau bien plus grand que nature
    Parmi les autres oiseaux
    Mais lui ne fait pas attention,
    Il faut savoir être un arbre durant les quatre saisons,
    Et regarder, pour mieux se taire,
    Écouter les paroles des hommes et ne jamais répondre,
    Il faut savoir être tout entier dans une feuille
    Et la voir qui s'envole.
    (Supervielle, Les Amis Inconnus, L'arbre)