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Commentaire composé La notion d'éthique de “Face à la détresse

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Léon Schwartzenberg Face à la détresse
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur La notion d'éthique de Léon Swartzenberg, extrait de Face à la détresse (1994). Notre analyse sur La notion d'éthique, extrait de Face à la détresse de Léon Swartzenberg a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Face à la détresse”

    Léon Swartzenberg est né en 1923 à Paris. C'est un cancérologue qui a enseigné dans des hôpitaux très connus. C'est un homme très connu pour ses prises de position en faveur des plus démunis. Il s'est rendu célèbre pour son combat en faveur de l'euthanasie et son combat pour le droit des malades.

    Texte étudié : La notion d'éthique : Face à la détresse (Léon Swartzenberg)

    La science, cela n'a rien d'éthique, prétendent d'aucuns. Si : la vraie science est toujours éthique. Dans son domaine, tout comportement qui s'écarte si peu que ce soit d'une véritable approche scientifique, de l'approfondissement des connaissances, de la découverte de nouvelles données, est un comportement antiscientifique et, par là même, non éthique. L'éthique définit la spécificité d'un comportement en rapport avec son objet.
    L'attitude des médecins nazis dans les camps de concentration était doublement monstrueuse, humainement et scientifiquement : aucune de leurs prétendues « expériences » n'a fait faire le moindre progrès aux connaissances, Ce n'étaient pas des hommes de science, c'étaient des acteurs du génocide.
    Lorsque, pendant l'Inquisition, des évêques soumettaient à la question3 des hérétiques, ils se mettaient hors la religion : ce n'étaient pas des prêtres, c'étaient des tortionnaires.
    Lorsqu'un praticien assiste dans une prison aux sévices infligés à un détenu ou à une exécution capitale, ce n'est pas un médecin, c'est un valet de bourreau.
    Lorsque vous traitez des malades avec des produits qui n'ont fait aucune preuve de leur action thérapeutique, vous n'êtes pas un soignant, vous êtes un charlatan.
    Lorsque, pour gagner un tournoi sportif, vous achetez les meilleurs joueurs, que vous ne faites pas jouer mais dont vous empêchez d'autres clubs de profiter, vous ne faites pas du sport, vous faites des affaires.
    Lorsque vous détenez une information que vous ne publiez pas ou que vous «arrangez», vous n'êtes pas un journaliste, vous êtes un censeur, un faussaire ou un courtisan.
    Lorsque, dans la vie publique, vous vous attachez plus à votre carrière qu'à l'intérêt des citoyens par lesquels et pour lesquels vous avez été élu, vous n'êtes pas un homme politique, vous êtes un imposteur.
    Quand on s'écarte du chemin de sa vie, on triche. Chaque métier, chaque type d'activité s'accompagne d'une attitude de rigueur qui lui est propre : c'est sur elle que repose la morale d'une conduite, ou pour reprendre un mot un peu vieux jeu, lui aussi, son honneur.
    Nous sommes entrés dans l'ère de la « voyoucratie ». Le petit lascar des rues, déluré et mal élevé, pour lequel on pouvait éprouver de la sympathie, est à présent remplacé par la délinquance en costume trois pièces. La première devise, aujourd'hui : « Pas vu, pas pris ». La deuxième : « Tout est permis », puisque d'autres le font aussi. L'attitude des autres guide la mienne. Quels autres ? Ceux qui s'enrichissent. Ceux qui ont le pouvoir. La morale contemporaine ressemble à une partie de ping-pong : j'ai fait cela ? et toi ? et lui ? Pourquoi pas moi ? Alors, quand dans ce monde où tant d'individus trichent, se lève et marche un être étranger à ces pratiques, il meurt à petit feu ou bien se suicide.