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Commentaire composé L'arrivée à New York de “Voyage au bout de la nuit

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Louis - Ferdinand Céline Voyage au bout de la nuit
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur L'arrivée à New York, extrait de 'Voyage au bout de la nuit' de Céline. Cette analyse sur 'L'arrivée à New York' de Céline a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Voyage au bout de la nuit”

    Après l'expérience de la guerre et celle des colonies, l'épopée de Bardamu continue. Volé par son prédécesseur au comptoir, tombé malade dans sa case délabrée, à demi inconscient, il est vendu comme galérien sur un bateau en partance pour l'Amérique. Il débarque à New York après une rude traversée et va se trouver confronté au Nouveau Monde qu'il aborde par hasard. Cet épisode se trouvait déjà dans la pièce de théâtre L'Eglise à la source du roman Voyage au bout de la nuit. Mais dans le roman, il prend un caractère à la fois conventionnel et parodique.

    Texte étudié : Voyage au bout de la nuit : L'arrivée à New York (Céline)

    Pour une surprise, c'en fut une. À travers la brume, c'était tellement
    étonnant ce qu'on découvrait soudain que nous nous refusâmes d'abord à
    y croire et puis tout de même quand nous fûmes en plein devant les
    choses, tout galérien qu'on était (1) on s'est mis à bien rigoler, en voyant
    ça, droit devant nous...
    Figurez-vous qu'elle était debout leur ville, absolument droite.
    New York c'est une ville debout. On en avait déjà vu nous des villes bien
    sûr, et des belles encore, et des ports et des fameux (2) mêmes. Mais
    chez nous, n'est-ce pas, elles sont couchées les villes, au bord de la mer
    ou sur les fleuves, elles s'allongent sur le paysage, elles attendent le
    voyageur, tandis que celle-là l'Américaine, elle ne se pâmait pas, non, elle
    se tenait bien raide, là, pas baisante (3) du tout, raide à faire peur.
    On en a donc rigolé comme des cornichons. Ça fait drôle
    forcément, une ville bâtie en raideur. Mais on n'en pouvait rigoler nous du
    spectacle qu'à partir du cou, à cause du froid qui venait du large pendant
    ce temps-là à travers une grosse brume grise et rose. et rapide et
    piquante à l'assaut de nos pantalons et des crevasses de cette muraille,
    les rues de la ville, où les nuages s'engouffraient aussi à la charge du
    vent. Notre galère tenait son mince sillon juste au ras des jetées, là où
    venait finir une eau caca, toute barbotante (4) d'une kyrielle (5) de petits
    bachots (6) et remorqueurs avides et cornards (7).
    Pour un miteux (8), il n'est jamais bien commode de débarquer
    de nulle part mais pour un galérien c'est encore bien pire, surtout que les
    gens d'Amérique n'aiment pas du tout les galériens qui viennent d'Europe.
    C'est tous des anarchistes » qu'ils disent. Ils ne veulent recevoir chez eux
    en somme que les curieux qui leur apportent du pognon, parce que tous
    les argents d'Europe, c'est des fils à Dollar (9).
    J'aurais peut-être pu essayer, comme d'autres l'avait déjà réussi,
    de traverser le port à la nage et de me mettre à crier : « Vive Dollar !
    Vive Dollar ! » C'est un truc. Y a bien des gens qui sont débarqués de
    cette façon-là et qui après ça on fait des fortunes. C'est pas sûr, ça se
    raconte seulement. Il en arrive dans les rêves des biens pires encore. Moi
    j'avais une autre combinaison en tête, en même temps que la fièvre (10).
    (Céline, Voyage au bout de la nuit, (1932), L'arrivée à New York)