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Commentaire composé Conscience et genre de “L'essence du christianisme

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Ludwig Feuerbach L'essence du christianisme
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur « Conscience et genre » (introduction) de Feuerbach ; extrait de l'œuvre « L'essence du Christianisme ». Ce commentaire de texte sur « conscience et genre » a été réalisé par une élève qui a obtenu 17/20. Le corrigé est complet mais il manque deux exemples et l'ouverture du commentaire.

    • 2 pages de commentaire composé
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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “L'essence du christianisme”

    Texte étudié : Feuerbach, L'essence du Christianisme : Conscience et genre

    « Quelle est donc la différence essentielle entre l'homme et l'animal? La plus simple et la plus générale des réponses à cette question est aussi la plus populaire : c'est la conscience. Mais la conscience au sens strict, car la conscience entendue comme sentiment de soi, capacité de distinguer les objets sensibles, de percevoir et même de juger des choses extérieures d'après des caractères sensibles déterminés, une telle conscience ne peut être refusée à l'animal. Mais la conscience au sens le plus strict n'existe que pour un être qui a pour objet son propre genre, sa propre essence. L'animal est sans doute objet pour lui-même en tant qu'individu (et c'est pourquoi il possède le sentiment de soi) -mais non en tant que genre (et c'est pourquoi il lui manque la conscience dont le nom vient de science). Là où il y a conscience, il y a capacité de science. La science est la conscience des genres. Dans la vie, nous avons affaires à des individus, dans la science à des genres. Or seul un être qui a pour objet son propre genre, sa propre essence, est susceptible de constituer en objets, selon leur signification essentielle, des choses et des êtres autres que lui. C'est pourquoi l'animal n'a qu'une vie simple, tandis que l'homme a une vie double : chez l'animal la vie intérieure ne fait qu'un avec la vie extérieure ; l'homme au contraire a une vie intérieure et extérieure. La vie intérieure de l'homme, c'est celle qu'il entretient avec son genre, son essence. L'homme pense, c'est-à-dire il converse, il parle avec lui-même. L'animal ne peut accomplir aucune fonction générique sans un autre individu extérieur à lui ; l'homme au contraire peut accomplir, sans personne d'autre, la fonction générique de la pensée, de la parole -car penser et parler sont de véritables fonctions génériques. L'homme est pour lui-même simultanément Je et Tu. S'il peut se mettre à la place de l'autre, c'est précisément parce qu'il a pour objet, non pas son individualité, mais son genre, son essence.» (Feuerbach, L'essence du Christianisme, Introduction, Conscience et genre)

    Extrait de l'analyse sur « Conscience et genre » de Feuerbach (Essence du christianisme) :

    Dans son introduction à L'essence du Christianisme publié en 1841, Feuerbach se questionne sur « la différence essentielle entre l'homme et l'animal ». Selon lui, la différence fondamentale réside en le fait que l'homme ait conscience de son propre genre, de sa propre essence. Pour le justifier, il rappelle ce qu'il entend par conscience au sens large, partagée avec l'animal, car il peut en effet percevoir les choses extérieures à l'aide de ses sens, mais nous montre par la suite que cela ne suffit pas pour parler de conscience -au sens- strict dont ne peut être pourvu seul un être ayant pour objet son propre genre. Il nous explique enfin que cette faculté lui permet de s'entretenir avec lui même mais aussi de concevoir et penser à la place d'un autre individu partageant la même essence.