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Commentaire composé Une mère exemplaire de “Un Barrage contre le Pacifique

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Marguerite Duras Un Barrage contre le Pacifique
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    Commentaire composé sur Une mère exemplaire (extrait d'Un Barrage contre le Pacifique) de Duras. Cette analyse sur Une mère exemplaire (un Barrage contre le Pacifique de Duras) a été rédigée par un professeur.

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    Extrait du commentaire composé du livre
    “Un Barrage contre le Pacifique”

    Marguerite Duras a donné pour cadre à l'un de des premiers romans, Un Barrage contre le Pacifique, l'Indochine

    française, où elle vécut jusqu'à l'âge de dix-sept ans. L'action du roman, le combat d'une femme pour conquérir des terres sur l'Océan qui les submerge périodiquement, est une transposition du combat que mena sa propre mère.

    Le personnage central de ce texte est sa mère, dont elle retrace sous forme de sommaire, la biographie. L'apparente objectivité de ce texte est trompeuse. Marguerite Duras mêle éléments romanesques et fragments d'histoire personnelle pour construire une véritable mythologie familiale.

    Texte étudié : Une mère exemplaire (Un Barrage contre le pacifique, Duras)

    Un barrage contre le Pacifique est un roman autobiographique qui compte
    parmi les premières oeuvres de Marguerite Duras. Elle y transpose
    certains épisodes de sa jeunesse en Indochine. Le personnage de Suzanne
    est le double de l'auteur dans le roman.
    Suzanne et Joseph étaient nés dans les deux premières années de leur
    arrivée à la colonie. Après la naissance de Suzanne, la mère abandonna
    l'enseignement d'état. Elle ne donna plus que des leçons particulières de
    français. Son mari avait été nommé directeur d'une école indigène et,
    disaient-elle, ils avaient vécu très largement malgré la charge de leurs
    enfants. Ces années-là furent sans conteste les meilleures de sa vie, des
    années de bonheur. Du moins c'étaient ce qu'elle disait. Elle s'en
    souvenait comme d'une terre lointaine et rêvée, d'une île. Elle en parlait
    de moins en moins à mesure qu'elle vieillissait, mais quand elle en parlait
    c'était toujours avec le même acharnement. Alors, à chaque fois, elle
    découvrait pour eux de nouvelles perfections à cette perfection, une
    nouvelle qualité à son mari, un nouvel aspect de l'aisance qu'ils
    connaissaient alors, et qui tendaient à devenir une opulence dont Joseph
    et Suzanne doutaient un peu.
    Lorsque son mari mourut, Suzanne et Joseph étaient encore très jeunes.
    De la période qui avait suivi, elle ne parlait jamais volontiers. Elle disait
    que ç'avait été difficile, qu'elle se demandait encore comment elle avait pu
    en sortir. Pendant deux ans, elle avait continué à donner des leçons de
    français. Puis, comme c'était insuffisant, des leçons de français et des
    leçons de piano. Puis, comme c'était encore insuffisant, à mesure que
    grandissaient ses enfants, elle s'était engagée à l'Eden cinéma comme
    pianiste. Elle y était restée dix ans. Au bout de dix ans, elle avait pu faire
    des économies suffisantes pour adresser une demande d'achat de
    concession à la Direction générale du cadastre de la colonie.
    Son veuvage, son ancienne appartenance au corps enseignant et la
    charge de ses deux enfants lui donnaient un droit prioritaire sur une telle
    concession. Elle avait pourtant dû attendre deux ans avant de l'obtenir.
    Il y avait maintenant six ans qu'elle était arrivée dans la plaine,
    accompagnée de Joseph et de Suzanne, dans cette Citroën B.12 qu'ils
    avaient toujours.
    (Marguerite Duras, Un Barrage contre le Pacifique (1950), Une mère exemplaire)