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Commentaire composé Scène 2 de “L'île des esclaves

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Marivaux L'île des esclaves
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur la scène 2 de L'île des esclaves de Marivaux. Cette analyse sur la scène 2 de L'île des esclaves de Marivaux a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “L'île des esclaves”

    L'arrivée de Trivelin amène l'illusion théâtrale du changement d'état et de la nouvelle loi de l'île. Cette illusion sera visualisée d'abord par un changement de nom puis par un changement de vêtements : le spectateur doit croire à cette inversion des rôles en utilisant ici le costume (le théâtre, surtout celui de Marivaux, est présenté comme une illusion de la réalité et Marivaux utilise souvent la mise en abyme, c'est-à-dire le théâtre dans le théâtre).

    La loi de l'île est amenée par un verbe qui est répété, \"corriger\" (ce verbe peut avoir deux sens) mais le champ lexical de la maladie et du soin vont le ramener du côté moral.

    Les sens de l'apologue se précisent et il y a de plus en plus de ressemblances entre Athènes et la vie au XVIIIe siècle.

    Texte étudié: Marivaux : \"L'ile des esclaves\" - Scène 2

    Scène II - Trivelin, Iphicrate, Arlequin
    TRIVELIN - Ne m'interrompez point, mes enfants. Je pense donc que vous
    savez qui nous sommes. Quand nos pères, irrités de la cruauté de leurs
    maîtres, quittèrent la Grèce et vinrent s'établir ici dans le ressentiment
    des outrages qu'ils avaient reçus de leurs patrons, la première loi qu'ils y
    firent fut d'ôter la vie à tous les maîtres que le hasard ou le naufrage
    conduirait dans leur île, et conséquemment de rendre la liberté à tous les
    esclaves ; la vengeance avait dicté cette loi ; vingt ans après la raison
    l'abolit, et en dicta une plus douce. Nous ne nous vengeons plus de vous,
    nous vous corrigeons ; ce n'est plus votre vie que nous poursuivons, c'est
    la barbarie de vos coeurs que nous voulons détruire ; nous vous jetons
    dans l'esclavage pour vous rendre sensibles aux maux qu'on y éprouve ;
    nous vous humilions, afin que, nous trouvant superbes, vous vous
    reprochiez de l'avoir été. Votre esclavage, ou plutôt votre cours
    d'humanité, dure trois ans, au bout desquels on vous renvoie si vos
    maîtres sont contents de vos progrès ; et, si vous ne devenez pas
    meilleurs, nous vous retenons par charité pour les nouveaux malheureux
    que vous iriez faire encore ailleurs, et, par bonté pour vous, nous vous
    marions avec une de nos citoyennes. Ce sont là nos lois à cet égard,
    mettez à profit leur rigueur salutaire, remerciez le sort qui vous conduit ici
    ; il vous remet en nos mains durs, injustes et superbes ; vous voilà en
    mauvais état, nous entreprenons de vous guérir; vous êtes moins nos
    esclaves que nos malades, et nous ne prenons que trois ans pour vous
    rendre sains, c'est-à-dire humains, raisonnables et généreux pour toute
    votre vie. (Marivaux, L'ile des esclaves - Scène 2)