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Commentaire composé La vanité : A sauts et à gambades de “Les Essais

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Michel de Montaigne Les Essais
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"De la vanité : A sauts et à gambades\" de Montaigne (Essais). Cette analyse sur De la vanité : A sauts et à gambades (Essais, Montaigne) a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Les Essais”

    Montaigne cherche ici à défendre la méthode des Essais. Cet extrait est placé presque à la fin du livre (9ème essai sur 13 du troisième livre). Il s'appuie sur des exemples de l'Antiquité pour justifier sa méthode.

    Texte étudié: Essais de Montaigne : De la vanité : A sauts et à gambades :

    Cette farcissure est un peu hors de mon thème. Je m'égare, mais plutôt
    par licence que par mégarde. Mes fantaisies se suivent, mais parfois c'est
    de loin, et se regardent, mais d'une vue oblique. J'ai passé les yeux sur tel
    dialogue de Platon mi parti d'une fantastique bigarrure, le devant à
    l'amour, tout le bas à la rhétorique. Ils ne craignent point ces muances, et
    ont une merveilleuse grâce à se laisse ainsi rouler au vent, ou à le
    sembler. Les noms de mes chapitres n'en embrassent pas toujours la
    matière ; souvent ils la dénotent seulement par quelque marque, comme
    ces autres titres : l'Andrie, l'Eunuque, ou ces autres noms : Scylla,
    Cicéron, Torquatus. J'aime l'allure poétique, à sauts et à gambades. C'est
    un art, comme dit Platon, léger, volage, démoniaque. Il est des ouvrages
    en Plutarque où il oublie son thème, où le propos de son argument ne se
    trouve que par incident, tout étouffé en matière étrangère : voyez ses
    allures au Démon de Socrate. Ô Dieu, que ces gaillardes escapades, que
    cette variation a de beauté, et plus lors que plus elle retire au nonchalant
    et fortuit. C'est l'indiligent lecteur qui perd mon sujet, non pas moi ; il s'en
    trouvera toujours en un coin quelque mot qui ne laisse pas d'être bastant,
    quoiqu'il soit serré. Je vais au change, indiscrètement et
    tumultueusement. Mon style et mon esprit vont vagabondant de même. Il
    faut avoir un peu de folie qui ne veut avoir plus de sottise, disent les
    préceptes de nos maîtres et encore plus leurs exemples.