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Commentaire composé Livre VII, chanson 1 (Sonnez, sonnez toujours clairons de la pensée) de “Les Châtiments

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Victor Hugo Les Châtiments
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée\" de Victor Hugo (Les Chatiments). Cette analyse sur \"Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée\" de Victor Hugo (Les Chatiments) a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Les Châtiments”

    En tête du 7ème et dernier livre des \"Châtiments\" d'Hugo, ce texte amorce le mouvement final du recueil. Comment ne pas être surpris par le caractère religieux de ce poème ? Finalement on a l'impression que Hugo s'écarte de l'actualité et renonce à attaquer Napoléon.

    Ce poème relate une histoire de Josué, hébreux, qui lutte contre les juifs et qui fait chuter la ville de Jericho. La référence intertextuelle est claire et assumée. On peut donc se demander pourquoi Hugo a choisi de réécrire cette histoire biblique et finalement ce qu'il cherche à faire.

    Nous verrons dans un premier temps qu'Hugo semble faire un véritable hommage aux textes bibliques, puis dans un second temps nous verrons que ce poème est un poème de révolte.

    Texte étudié : Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée : Les Chatiments de Victor Hugo :

    Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée.

    Quand Josué rêveur, la tête aux cieux dressée,
    Suivi des siens, marchait, et, prophète irrité,
    Sonnait de la trompette autour de la cité,
    Au premier tour qu'il fit, le roi se mit à rire ;
    Au second tour, riant toujours, il lui fit dire :
    \"Crois-tu donc renverser ma ville avec du vent ?\"
    À la troisième fois l'arche allait en avant,
    Puis les trompettes, puis toute l'armée en marche,
    Et les petits enfants venaient cracher sur l'arche,
    Et, soufflant dans leur trompe, imitaient le clairon ;
    Au quatrième tour, bravant les fils d'Aaron,
    Entre les vieux créneaux tout brunis par la rouille,
    Les femmes s'asseyaient en filant leur quenouille,
    Et se moquaient, jetant des pierres aux Hébreux ;
    À la cinquième fois, sur ces murs ténébreux,
    Aveugles et boiteux vinrent, et leurs huées
    Raillaient le noir clairon sonnant sous les nuées ;
    À la sixième fois, sur sa tour de granit
    Si haute qu'au sommet l'aigle faisait son nid,
    Si dure que l'éclair l'eût en vain foudroyée,
    Le roi revint, riant à gorge déployée,
    Et cria : \"Ces Hébreux sont bons musiciens !\"
    Autour du roi Joyeux riaient tous les anciens
    Qui le soir sont assis au temple, et délibèrent.

    À la septième fois, les murailles tombèrent.