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Commentaire composé Chapitre 1 (La fin de Javert) de “Les Misérables

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Victor Hugo Les Misérables
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur le Chapitre 1 des Misérables de Victor Hugo : La fin de Javert. Cette analyse sur La fin de Javert (chapitre 1) des Misérables de Victor Hugo a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Les Misérables”

    Le thème de la misère sous toutes ses formes tient beaucoup à coeur à Victor Hugo. C'est un passage clef du roman. Le romancier a le pouvoir de vie et de mort sur ses personnages, c'est un démiurge. En 25 lignes, on va assister aux derniers instants de la vie de Javert.

    Texte étudié : La fin de Javert : Chapitre 1 des \"Misérables\" (de Victor Hugo)

    Javert pencha la tête et regarda. Tout était noir. On ne distinguait
    rien. On entendait un bruit d'écume ; mais on ne voyait pas la rivière.
    Par instants, dans cette profondeur vertigineuse, une lueur apparaissait
    et serpentait vaguement, l'eau ayant cette puissance, dans la nuit
    la plus complète, de prendre la lumière on ne sait où et de la changer
    en couleuvre. La lueur s'évanouissait, et tout redevenait indistinct.
    L'immensité semblait ouverte là. Ce qu'on avait au-dessous de soi, ce
    n'était pas de l'eau, c'était du gouffre. Le mur du quai, abrupt, confus,
    mêlé à la vapeur, tout de suite dérobé, faisait l'effet d'un escarpement
    de l'infini.
    On ne voyait rien, mais on sentait la froideur hostile de l'eau et
    l'odeur fade des pierres mouillées. Un souffle farouche montait de cet
    abîme. Le grossissement du fleuve plutôt deviné qu'aperçu, le
    tragique chuchotement du flot, l'énormité lugubre des arches du pont,
    la chute imaginable dans ce vide sombre, toute cette ombre était
    pleine d'horreur.
    Javert demeura quelques minutes immobile, regardant cette ouverture
    de ténèbres ; il considérait l'invisible avec une fixité qui ressemblait
    à de l'attention. L'eau bruissait. Tout à coup, il ôta son chapeau
    et le posa sur le rebord du quai. Un moment après, une figure haute et
    noire, que de loin quelque passant attardé eût pu prendre pour un
    fantôme, apparut debout sur le parapet, se courba vers la Seine, puis
    se redressa, et tomba droite dans les ténèbres ; il y eut un clapotement
    sourd, et l'ombre seule fut dans le secret des convulsions de cette
    forme obscure disparue sous l'eau.
    (Victor Hugo, Les Misérables, chapitre 1, La fin de Javert)