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Commentaire composé Chapitre 10 (Le plateau de Mont Saint-Jean) de “Les Misérables

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Victor Hugo Les Misérables
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur le chapitre 10 (partie II) des Misérables de Victor Hugo : Le plateau de Mont Saint-Jean. Cette analyse sur Le plateau de Mont Saint-Jean dans Les Misérables de Victor Hugo a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Les Misérables”

    Si Victor Hugo sait donner à son récit un souffle épique, il n'en montre pas moins, en une évocation réaliste et minutieuse, l'horreur des combats inhumains.

    La célèbre attaque des carrés anglais par la cavalerie française est présentée ici par un narrateur témoin, précis dans ses observations. Mais on ne sait qu'il il est ni d'où il observe.  

    Texte étudié : Le plateau de Mont Saint-Jean (de Victor Hugo)

    Alors ce fut effrayant.
    Toutes les faces des carrés anglais furent attaquées à la fois. Un
    tournoiement frénétique les enveloppa. Cette froide infanterie demeura
    impassible. Le premier rang, genou en terre, recevait les cuirassiers sur
    les baïonnettes, le second rang les fusillait ; derrière le second rang les
    canonniers chargeaient les pièces, le front du carré s'ouvrait, laissait
    passer une éruption de mitraille et se refermait. Les cuirassiers
    répondaient par l'écrasement. Leurs grands chevaux se cabraient,
    enjambaient les rangs, sautaient par-dessus les baïonnettes et tombaient,
    gigantesques, au milieu de ces quatre murs vivants. Les boulets faisaient
    des trouées dans les cuirassiers, les cuirassiers faisaient des brèches dans
    les carrés. Des files d'hommes disparaissaient broyées sous les chevaux.
    Les baïonnettes s'enfonçaient dans les ventres de ces centaures. De là
    une difformité de blessures qu'on n'a pas vue peut-être ailleurs. Les
    carrés, rongés par cette cavalerie forcenée, se rétrécissaient sans
    broncher. Inépuisables en mitraille, ils faisaient explosion au milieu des
    assaillants. La figure de ce combat était monstrueuse. Ces carrés n'étaient
    plus des bataillons, c'étaient des cratères ; ces cuirassiers n'étaient plus
    une cavalerie, c'était une tempête. Chaque carré était un volcan attaqué
    par un nuage ; la lave combattait 1a foudre.
    (Victor HUGO, Les Misérables (1862), Partie II, Chapitre 10 : Le plateau de Mont Saint-Jean)