Commentaire composé La marée montante de “Celui qui n'avait jamais vu la mer

Jean-Marie Le Clézio Celui qui n'avait jamais vu la mer

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Résumé du commentaire composé

Commentaire composé sur La marée montante, extrait de Celui qui n'avait jamais vu la mer de Le Clezio. Cette analyse sur La marée montante de Celui qui n'avait jamais vu la mer (Le Clézio) a été rédigée par un professeur de français.

Sommaire du commentaire composé

  1. Une ample marée montante
    1. La mer
      1. « La mer était belle »
      2. Le mouvement des vagues
    2. La course de Daniel
      1. Récit et description mêlés
      2. La description
      3. Le récit
    3. La lumière
      1. Une couleur unique, le blanc
      2. La lumière et l'éclat
  2. Un moment hors du temps
    1. Un monde inébranlable
      1. Un monde brutal
      2. Un monde minéral
      3. Un monde rigide
    2. Un mouvement répétitif
      1. Structure du texte
      2. Répétitions
      3. L'espace infini
    1. L'éternité
      1. Une scène hors du temps
      2. Le temps du conte
      3. L'éternité

Extrait du commentaire composé du livre
“Celui qui n'avait jamais vu la mer”

Celui qui n'avait jamais vu la mer est la cinquième histoire du recueil Mondo et autres histoires qui date de 1978 et présente des personnages en rupture avec l'univers étriqué de la vie quotidienne, technocratique et qui cherchent à voir avidement le monde.

Daniel, le héros de Celui qui n'avait jamais vu la mer s'échappe un jour du lycée où il s'étiole pour découvrir celle dont il rêve depuis toujours : la mer.

Le passage est presque à la fin de l'épisode central de la nouvelle, avant l'épilogue où le narrateur laisse inconnu le destin de Daniel et revient au lycée où traîne encore mystérieusement l'idée de ce rêve.

Cet extrait est construit comme une suite d'élans successifs, de marée montante. Les mouvements de tous les éléments et de Daniel miment ce flux montant. Mais l'harmonie qui règne entre le personnage et la mer est celle du temps, de l'éternité.

Texte étudié: LE CLEZIO : \"Celui qui n'avait jamais vu la mer\" : \"La marée montante\"

\"La mer était belle ! Les gerbes blanches fusaient dans la lumière,
très haut et très droit, puis retombaient en nuages de vapeur qui
glissaient dans le vent. L'eau nouvelle emplissait les creux des roches,
lavait la croûte blanche, arrachait les touffes d'algues. Loin, près des
falaises, la route blanche de la plage brillait. Daniel pensait au naufrage de
Sindbad, quand il avait été porté par les vagues jusqu'à l'île du roi
Mihrage, et c'était tout à fait comme cela, maintenant. Il courait vite sur
les rochers, ses pieds nus choisissaient les meilleurs passages, sans même
qu'il ait eu le temps d'y penser. C'était comme s'il avait vécu ici depuis
toujours, sur la plaine du fond de la mer, au milieu des naufrages et des
tempêtes.
Il allait à la même vitesse que la mer, sans s'arrêter, sans reprendre
son souffle, écoutant le bruit des vagues. Elles venaient de l'autre bout du
monde, hautes, penchées en avant, portant l'écume, elles glissaient sur
les roches lisses et elles s'écrasaient dans les crevasses. Le soleil brillait
de son éclat fixe, tout près de l'horizon. C'était de lui que venait toute
cette force, sa lumière poussait les vagues contre la terre. C'était comme
une danse qui ne pouvait pas finir, la danse du sel quand la mer était
basse, la danse des vagues et du vent quand le flot remontait vers le
rivage.\" (Le Clezio : Celui qui n'avait jamais vu la mer)

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