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Commentaire composé Acte I, scène 5 (Rencontre et portrait de Tartuffe) de “Le Tartuffe

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Molière Le Tartuffe
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur l'acte I, scène 5 du Tartuffe de Molière (vers 281 à 310). Notre analyse de l'acte I scène 5 du Tartuffe\" de Molière a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Le Tartuffe”

    Comédie en cinq actes et en alexandrins de Molière, Tartuffe est présentée pour la première fois au Palais de Versailles le 12 mai 1664, en réaction contre la Compagnie du Saint-Sacrement.

    L'antagoniste Tartuffe, le faux dévot qui a donné son titre à la pièce, a vu son nom rentrer dans le langage courant puisqu'aujourd'hui encore, un tartuffe désigne un hypocrite qui se cache derrière une apparence de bons sentiments. La tartuferie ou tartufferie désigne par conséquent un comportement hypocrite.

    L'extrait étudié est une tirade d'Orgon qui, en racontant sa rencontre avec Tartuffe, en dresse le portrait et la capacité à manipuler, et révèle son propre aveuglement.

    Texte étudié : Molière, Tartuffe : Acte I scène 5 : Vers 281 à 310

    ORGON Ha, si vous aviez vu comme j'en fis rencontre,
    Vous auriez pris pour lui l'amitié que je montre.
    Chaque jour à l'église il venait d'un air doux,
    Tout vis-à-vis de moi, se mettre à deux genoux.
    Il attirait les yeux de l'assemblée entière,
    Par l'ardeur dont au Ciel il poussait sa prière:
    Il faisait des soupirs, de grands élancements,
    Et baisait humblement la terre à tous moments;
    Et lorsque je sortais, il me devançait vite
    Pour m'aller à la porte offrir de l'eau bénite.
    Instruit par son garçon, qui dans tout l'imitait,
    Et de son indigence, et de ce qu'il était,
    Je lui faisais des dons; mais avec modestie,
    Il me voulait toujours en rendre une partie.
    C'est trop, me disait-il, c'est trop de la moitié,
    Je ne mérite pas de vous faire pitié:
    Et quand je refusais de le vouloir reprendre,
    Aux pauvres, à mes yeux, il allait le répandre.
    Enfin le Ciel, chez moi, me le fit retirer,
    Et depuis ce temps-là, tout semble y prospérer.
    Je vois qu'il reprend tout, et qu'à ma femme même,
    Il prend pour mon honneur un intérêt extrême;
    Il m'avertit des gens qui lui font les yeux doux,
    Et plus que moi, six fois, il s'en montre jaloux.
    Mais vous ne croiriez point jusqu'où monte son zèle;
    Il s'impute à péché la moindre bagatelle,
    Un rien presque suffit pour le scandaliser,
    Jusque-là qu'il se vint l'autre jour accuser
    D'avoir pris une puce en faisant sa prière,
    Et de l'avoir tuée avec trop de colère.
    (Molière, Tartuffe : Acte I scène 5 : Vers 281 à 310)