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Commentaire composé Le Bateau Ivre de “Poésies

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Arthur Rimbaud Poésies
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"Le bateau ivre\" de Rimbaud. Cette analyse sur Le Bateau ivre de Rimbaud a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Poésies”

    A partir de 1871, Rimbaud décide de changer le monde par la poésie et établit un projet poétique ambitieux. Invité à Paris par Verlaine, le poète exalté écrit Le Bateau ivre qui lui permettra de s'introduire dans les cercles littéraires parisiens.

    Dans Le Bateau ivre, une poésie \"hallucinée\", Rimbaud évoque à la fois son adolescent révolté, violente, mais aussi le voyage dans la poésie qu'il va entamer.

    Texte étudié : Rimbaud, Poésies, Le bateau ivre

    Comme je descendais des Fleuves impassibles,
    Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
    Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
    Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.
    J'étais insoucieux de tous les équipages,
    Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
    Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
    Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.
    Dans les clapotements furieux des marées,
    Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
    Je courus ! Et les Péninsules démarrées
    N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.
    La tempête a béni mes éveils maritimes.
    Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
    Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
    Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !
    Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sûres,
    L'eau verte pénétra ma coque de sapin
    Et des taches de vins bleus et des vomissures
    Me lava, dispersant gouvernail et grappin.
    Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
    De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
    Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
    Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;
    Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
    En partenariat avec www.bacfrancais.com
    Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
    Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
    Fermentent les rousseurs amères de l'amour !
    (Rimbaud, Poésies, Le bateau ivre)