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Commentaire composé L'esprit philosophique de “Le monde comme volonté et comme représentation

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Arthur Schopenhauer Le monde comme volonté et comme représentation
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur « L'esprit philosophique », (2nde partie, chap. 17) de « Le monde comme volonté et comme représentation » de Schopenhauer. Ce commentaire de texte sur « L'esprit philosophique » a été réalisé par un professeur.

    • 7 pages de commentaire composé
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    • style abordable & grand public
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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Le monde comme volonté et comme représentation”

    Texte étudié : Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation : l'esprit philosophique

    « Avoir l'esprit philosophique, c'est être capable de s'étonner des événements habituels et des choses de tous les jours, de se poser comme sujet d'étude ce qu'il y a de plus général et de plus ordinaire ; tandis que l'étonnement du savant ne se produit qu'à propos de phénomènes rares et choisis, et que tout son problème se réduit à ramener ce phénomène à un autre plus connu. Plus un homme est inférieur par l'intelligence, moins l'existence a pour lui de mystère. Toute chose lui paraît porter en elle-même l'explication de son comment et de son pourquoi. Cela vient de ce que son intellect est encore resté fidèle à sa destination originelle, et qu'il est simplement le réservoir des motifs à la disposition de la volonté ; aussi, étroitement uni au monde et à la nature, comme partie intégrante d'eux-mêmes, est-il loin de s'abstraire pour ainsi dire de l'ensemble des choses, pour se poser ensuite en face du monde et l'envisager objectivement, comme si lui-même, pour un moment du moins, existait en soi et pour soi. Au contraire, l'étonnement philosophique, qui résulte du sentiment de cette dualité, suppose dans l'individu un degré supérieur d'intelligence, quoique pourtant ce n'en soit pas là l'unique condition : car, sans aucun doute, c'est la connaissance des choses de la mort et la considération de la douleur et de la misère de la vie, qui donnent la plus forte impulsion à la pensée philosophique et à l'explication métaphysique du monde.» (Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation, Seconde partie, chap. XVII, L'esprit philosophique)

    Extrait de l'introduction du commentaire composé sur « L'esprit philosophique » de Schopenhauer :

    La philosophie est une discipline qui se présente au néophyte auréolée d'un certain mystère, et peut-être pas moins à celui qui la pratique déjà. Quand il s'agit de la définir, chacun tombe dans un certain embarras. On lui reconnaît un versant théorique, celui de la pensée qui s'interroge sur elle-même, et un versant pratique, celui de la recherche de la sagesse. Peut-être le concept de raison est-il celui qui réunirait le mieux ces deux versants, puisqu'il contient à la fois l'idée d'une pratique raisonnable et d'une pensée rationnelle. Mais si celles-ci sont les fins que recherche l'activité philosophique, elles restent encore assez indéterminées. Schopenhauer, dans ce texte extrait du Monde comme volonté et comme représentation reprend donc ce problème de la recherche d'une définition de l'activité philosophique, et propose une détermination plus précise en affirmant que l'esprit philosophique se caractérise concrètement par une capacité à s'étonner de ce qu'il y a de plus habituel. Nous expliciterons donc sa thèse de manière critique en commentant tout d'abord sa manière d'opposer la philosophie à la science, puis les rapports qu'il établit entre l'intellect et la volonté.