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Commentaire composé Le Cygne (I) de “Les Fleurs du Mal

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Charles Baudelaire Les Fleurs du Mal
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur le poème Le Cygne (I) de Baudelaire (recueil \"Les fleurs du mal\"). Notre analyse du Cygne de Baudelaire a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Les Fleurs du Mal”

    On sait à quel point « la fréquentation des villes énormes » constitue une des sources favorites de Baudelaire. Il se fait le peintre de la modernité urbaine. Le spectacle du Paris des années 1860 est l'occasion pour le poète de se laisser aller au souvenir du vieux Paris. Ce poème s'inscrit donc sous le signe de l'évocation mélancolique du passé.

    Dans un premier temps, nous montrerons comment le souvenir se définit comme le ressort de la création poétique. Dans un second temps, nous montrerons comment l'ensemble du poème s'inscrit sous le signe de la souffrance.

    Poème \"Le Cygne (I)\" de Baudelaire :

    Andromaque, je pense à vous ! Ce petit fleuve,
    Pauvre et triste miroir où jadis resplendit
    L'immense majesté de vos douleurs de veuve,
    Ce Simoïs menteur qui par vos pleurs grandit,
    A fécondé soudain ma mémoire fertile,
    Comme je traversais le nouveau Carrousel.
    Le vieux Paris n'est plus (la forme d'une ville
    Change plus vite, hélas! que le coeur d'un mortel) ;
    Je ne vois qu'en esprit tout ce camp de baraques,
    Ces tas de chapiteaux ébauchés et de fûts,
    Les herbes, les gros blocs verdis par l'eau des flaques,
    Et, brillant aux carreaux, le bric-à-brac confus.
    Là s'étalait jadis une ménagerie ;
    Là je vis, un matin, à l'heure où sous les cieux
    Froids et clairs le Travail s'éveille, où la voirie
    Pousse un sombre ouragan dans l'air silencieux,
    Un cygne qui s'était évadé de sa cage,
    Et, de ses pieds palmés frottant le pavé sec,
    Sur le sol raboteux traînait son blanc plumage.
    Près d'un ruisseau sans eau la bête ouvrant le bec
    Baignait nerveusement ses ailes dans la poudre,
    Et disait, le coeur plein de son beau lac natal :
    « Eau, quand donc pleuvras-tu? quand tonneras-tu, foudre ? »
    Je vois ce malheureux, mythe étrange et fatal,
    Vers le ciel quelquefois, comme l'homme d'Ovide,
    Vers le ciel ironique et cruellement bleu,
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    Sur son cou convulsif tendant sa tête avide,
    Comme s'il adressait des reproches à Dieu!