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Commentaire composé Chapitre 2, Livre VI (Description de la vie des marins) de “Mémoires d'Outre-Tombe

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François-René de Chateaubriand Mémoires d'Outre-Tombe
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"Description de la vie des marins\" de Chateaubriand (Mémoires d'Outre-Tombe, livre VI, chapitre 2). Notre analyse sur la description de la vie des marins a été rédigée par un professeur de français. Dans notre analyse, nous tenterons de répondre à la question suivante : Comment Chateaubriand montre t-il la passion de la mer des marins ?

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Mémoires d'Outre-Tombe”

    Comment Chateaubriand montre t-il la passion de la mer des marins ?

    Texte étudié : La vie des marins : Chateaubriand :

    Il est difficile aux personnes qui n'ont jamais navigué, de se faire une idée
    des sentiments qu'on éprouve, lorsque du bord d'un vaisseau on
    n'aperçoit de toutes parts que la face sérieuse de l'abîme. Il y a dans la
    vie périlleuse du marin une indépendance qui tient de l'absence de la terre
    ; on laisse sur le rivage les passions des hommes ; entre le monde que
    l'on quitte et celui que l'on cherche, on n'a pour amour et pour patrie que
    l'élément sur lequel on est porté : plus de devoirs à remplir, plus de
    visites à rendre, plus de journaux, plus de politique. La langue même des
    matelots n'est pas la langue ordinaire : c'est une langue telle que la
    parlent l'océan et le ciel, le calme et la tempête. Vous habitez un univers
    d'eau parmi des créatures dont le vêtement, les goûts les manières, le
    visage, ne ressemblent point aux peuples autochtones ; elles ont la
    rudesse du loup marin et la légèreté de l'oiseau ; on ne voit point sur leur
    front les soucis de la société ; les rides qui le traversent ressemblent aux
    plissures de la voile diminuée, et sont moins creusées par l'âge que par la
    bise, ainsi que dans les flots. La peau de ces créatures, imprégnée de sel,
    est rouge et rigide, comme la surface de l'écueil battu de la lame.
    Les matelots se passionnent pour leur navire. Ils pleurent de regret en le
    quittant, de tendresse en le retrouvant. Ils ne peuvent rester dans leur
    famille ; après avoir juré cent fois qu'ils ne s'exposeront plus à la mer, il
    leur est impossible de s'en passer, comme un jeune homme ne se peut
    arracher des bras d'une maîtresse orageuse et infidèle.
    Dans les docks de Londres et de Plymouth, il n'est pas rare de trouver des
    sailors nés sur des vaisseaux : depuis leur enfance jusqu'à leur vieillesse,
    ils ne sont jamais descendus au rivage ; ils n'ont vu la terre que du bord
    de leur berceau flottant, spectateurs du monde où ils ne sont point entrés.
    Dans cette vie réduite à un si petit espace, sous les nuages et sur les
    abîmes, tout s'anime pour le marinier : une ancre, une voile, un mât, un
    canon, sont des personnages qu'on affectionne et qui ont chacun leur
    histoire.
    La voile fut déchirée sur la côte du Labrador ; le maître voilier lui mit la
    pièce que vous voyez.
    L'ancre sauva le vaisseau quand il eut chassé sur ses autres ancres, au
    milieu des coraux des îles Sandwich.
    Le mât fut rompu dans une bourrasque au cap de Bonne-Espérance ; il
    n'était que d'un seul jet. Il est beaucoup plus fort depuis qu'il est composé
    de deux pièces.
    Le canon est le seul qui ne fut pas démonté au combat de la Chesapeake.